IRSST - Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail

Communiqué de presse

Caractérisation des émissions de bitume haute résistance au désenrobage (HRD) avec dope d'adhésivité

  • 03 juillet 2019

Montréal, le 3 juillet 2019 –  L’asphalte qui est utilisé pour le pavage de la grande majorité des routes est formé de bitume et de matière minérale broyée (le granulat). Si le bitume démontre un manque d’adhésivité au granulat selon la norme prescrite, une dope d’adhésivité (additif chimique) y est ajoutée. Ce type de bitume, nommé bitume haute résistance au désenrobage (HRD) avec dope d'adhésivité, est utilisé au Québec depuis plus d’une quinzaine d’années. L’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) vient de publier un rapport de recherche sur la caractérisation des émissions émises par ce type de bitume.

Des travailleurs incommodés
Depuis quelques années, des travailleurs du pavage se plaignent de problèmes d’irritation des yeux et du système respiratoire à la suite de l’utilisation de bitume HRD. « Les gaz, vapeurs et particules émis lorsque le bitume ou l’enrobé est chauffé sont constitués d’un groupe complexe de composés chimiques réglementés sous le nom de fumées d’asphalte (ou de bitume), notamment dans le Règlement sur la santé et la sécurité du travail du Québec. Cependant, les substances émises lors de l’utilisation d’un enrobé avec bitume HRD avec dope d’adhésivité ont fait l’objet de peu d’études », explique Simon Aubin, chimiste et hygiéniste du travail certifié à l’IRSST.

Cette étude visait à caractériser, en laboratoire, les fumées émises par un bitume HRD avec additif pour ensuite identifier les composés chimiques spécifiques à ce type de bitume qui sont soupçonnés être irritants ou sensibilisants.

Cette recherche a permis de conclure que la présence des additifs dans le bitume pourrait augmenter le potentiel irritant des fumées d’asphalte. Des évaluations plus poussées en milieu de travail sont cependant requises pour confirmer le niveau d’exposition des travailleurs à ces composés irritants.

Consultez le rapport complet à https://www.irsst.qc.ca/publications-et-outils/publication/i/101036.

Pour en savoir davantage sur les recherches de l’IRSST, suivez-nous sur le Web, Twitter, Facebook, LinkedIn ou YouTube.

-30-

Source
Noémie Boucher
Conseillère en communications, IRSST
514 288-1551, poste 206
[email protected]