IRSST - Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail

 Avis important concernant la COVID-19

En raison de la propagation rapide de la COVID-19, et pour assurer la santé et la sécurité de ses employés et de l’ensemble de son réseau, l’IRSST a mis en place des mesures exceptionnelles.
Pour en savoir plus 

Communiqué de presse

Pour un portrait plus exact de la diversité des moisissures des bioaérosols

  • 09 juillet 2018

Montréal, le 9 juillet 2018 – Les méthodes d’analyse par culture ne permettent pas d’évaluer pleinement les risques réels auxquels font face les travailleurs exposés aux moisissures contenues dans les bioaérosols. Ces méthodes dites classiques représentent mal la diversité fongique tant au plan qualitatif que quantitatif. Pour corriger cette lacune, des chercheurs ont élaboré une approche par séquençage de nouvelle génération qui nécessite l’utilisation d’un segment standardisé du génome fongique pour dresser un profil de diversité pour chaque échantillon.

« La méthode d’analyse que nous proposons est robuste. Elle permet de quantifier la diversité fongique des bioaérosols, sans égard à leur culture. Deux marqueurs génomiques fongiques (ITS1, ITS2) ont été ciblés par cette approche afin de comparer leur efficacité à décrire la diversité fongique d’un environnement. L’air contaminé de sites de compostage et de biométhanisation a servi pour mettre au point la méthodologie de traitement ainsi que les régions de l’ADN à cibler pour obtenir la meilleure diversité. Par la suite, un environnement contrôle (cinq fermes laitières) a été utilisé pour comparer la performance de la nouvelle méthode à celle des techniques classiques de culture », explique le doctorant Hamza Mbareche, un des auteurs de l’étude.

Les séquences ont été traitées grâce à un protocole bio-informatique élaboré spécifiquement pour ce projet. Les résultats obtenus ont indiqué une richesse et une diversité fongiques plus élevées lors de l’usage du gène codant de la région ITS1. Les moisissures pathogènes ou allergènes identifiées dans l’air échantillonné suggéraient également la nécessité pour les travailleurs d’utiliser des moyens de protection.

Complémentaire à la technique usuelle, la méthode conçue dresse donc un portrait beaucoup plus précis de la biodiversité fongique de l’air intérieur et extérieur.

Cette étude, financée par l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST), peut être consultée sans frais à http://www.irsst.qc.ca/publications-et-outils/publication/i/100995/n/diversite-fongique-bioaerosols. Pour en savoir davantage sur les recherches de l’IRSST, suivez-nous sur le Web, Twitter, Facebook, LinkedIn ou YouTube.


-30-


Source
Jacques Millette
Responsable des affaires publiques
IRSST