IRSST - Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail

COVID-19 et SST

La contribution de la recherche en santé et en sécurité du travail (SST) à la lutte contre la pandémie.

Pour contribuer à la lutte contre la pandémie COVID-19 qui sévit partout dans le monde, l’IRSST met à profit son expertise en santé et en sécurité du travail (SST). Nos équipes de recherche sont à pied d’œuvre pour répondre aux demandes que nous avons reçues en lien avec la COVID-19 et la SST. L’IRSST effectue aussi une veille scientifique pour rendre disponibles les connaissances produites au Québec et à l’international concernant la santé et la sécurité des travailleurs.

L'information contenue dans cette section s’appuie sur la littérature scientifique et technique disponible au moment de la rédaction. Puisque la situation et les connaissances sur le virus SARS-CoV-2 (COVID-19) évoluent rapidement, cette section est sujette à des révisions périodiques.

Pour plus d'information, consultez la Trousse – COVID-19 : Guide et outils produite par la CNESST. Vous pouvez consulter également les sites de l'INSPQ et du MSSS.

Questions et réponses

Protection respiratoire

L’APR de type N95 est une pièce faciale filtrante jetable avec un facteur de protection caractéristique (FPC) de 10. Il existe plusieurs autres APR qui fournissent une protection équivalente ou supérieure à l'APR de type N95. Ainsi, dans un contexte de pénurie éventuelle des APR de type N95 jetables, plusieurs autres APR sont utilisables; des pièces faciales filtrantes jetables (P et R95; N, P et R99; N, P et R100); des demi-masques et masques complets en élastomère réutilisables et des appareils de protection respiratoire motorisés à épuration d’air avec des pièces faciales non hermétiques de type cagoule ou masque souple/visière-écran.

Pour en savoir plus, consulter l'avis Que faire en cas de pénurie d’appareils de protection respiratoire de type N95?

Afin de réduire le nombre d'APR de type N95 jetables utilisés en contexte de pénurie, une utilisation prolongée des APR peut être envisagée. L’utilisation prolongée fait référence à la pratique de porter le même APR pour des rencontres successives avec plusieurs patients, sans retirer l'APR entre les patients. Une utilisation prolongée ne signifie pas une réutilisation qui consiste au retrait, à l’entreposage puis à la réutilisation de l’appareil de protection respiratoire. Une stratégie d’utilisation prolongée plutôt qu’une stratégie de réutilisation serait à privilégier afin de limiter le risque de contacts répétés avec l’APR et le visage du travailleur.

Si toutefois une stratégie de réutilisation devenait inévitable en raison d'une pénurie réelle d'APR, des précautions particulières doivent être prises. À cet effet, l'Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) a produit une vidéo qui propose différentes étapes à suivre pour une réutilisation sécuritaire des APR jetables. Une utilisation prolongée, ou une réutilisation est à proscrire pour les interventions médicales génératrices d’aérosols (IMGA). Enfin, dès qu’un APR de type N95 a été souillé, il doit être jeté.

Pour en savoir plus, consulter l'avis Que faire en cas de pénurie d’appareils de protection respiratoire de type N95?

Dans un contexte de pénurie d’APR de type N95, l’utilisation d'un N95 périmé est envisageable. Une vérification minutieuse préalable de l’aspect physique du N95 doit cependant être effectuée pour identifier une possible dégradation physique qui entraînerait une perte d’étanchéité. Si le N95 ne présente pas de dégradation physique, le travailleur doit absolument réussir la vérification de l'étanchéité.

Pour en savoir plus, consulter l'avis Que faire en cas de pénurie d’appareils de protection respiratoire de type N95?

Le virus SRAS-CoV-2, causant la COVID-19, survit sur les surfaces, telles que le plastique, le carton et les tissus. Ainsi, la surface externe des APR et des masques chirurgicaux peut rapidement être contaminée. Lors de sa réutilisation, la manipulation d’un APR contaminé présenterait un risque d’infection pour le travailleur de la santé. En temps normal, les APR de type N95 (pièces faciales filtrantes jetables N95) sont utilisés une seule fois puis jetés. Puisqu’une pénurie d’APR de type N95 est possible dans le contexte actuel de pandémie de la COVID-19, la décontamination de cet équipement de protection pour une réutilisation est maintenant considérée.

La décontamination des APR de type N95 doit être considérée comme une solution de dernier recours dans un cas de pénurie réelle. Une méthode de décontamination efficace des APR de type N95 doit réduire la charge des agents pathogènes, maintenir leur fonction et ne présenter aucun danger chimique résiduel. Le médium filtrant des respirateurs approuvés par le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) varie selon le fabricant. Or, la capacité du médium filtrant du respirateur à résister au nettoyage et à la désinfection n'est pas une exigence de performance du NIOSH. Le Laboratoire national de technologie de protection individuelle (NPPTL), du NIOSH et d’autres chercheurs ont étudié l’impact de diverses méthodes de décontamination sur l’efficacité de la filtration, l’ajustement des APR et la capacité de réduire les virus ou bactéries viables sur les respirateurs.

Source :
Centers for Disease Control and Prevention. (2020). Coronavirus disease 2019: Decontamination & reuse of filtering facepiece respirators. Tiré de https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/ppe-strategy/decontamination-reuse-respirators.html

Jusqu’à ce jour, l’irradiation germicide par rayonnement ultraviolet (UVGI), la vapeur de peroxyde d’hydrogène (VHP) et la chaleur humide semblent être les méthodes les plus prometteuses pour la décontamination des appareils de protection respiratoire de type N95.

Irradiation germicide par rayonnement ultraviolet (UVGI)
L’UVGI consiste à soumettre les APR à un rayonnement ultraviolet dans un cabinet de biosécurité. On peut en trouver dans des laboratoires universitaires ou en milieu hospitalier. L'UVGI est une méthode prometteuse, mais son utilisation doit prendre en considération les facteurs suivants :

  1. son efficacité dépend de la dose UV utilisée (intensité et temps de traitement);
  2. les effets des UV sur la capacité d’ajustement et l’étanchéité de l’APR;
  3. la méthodologie d’exposition aux UV et la géométrie des systèmes utilisés, notamment en raison des effets d’ombre produits par les multiples couches de la construction du respirateur. 

Vapeur de peroxyde d’hydrogène (VHP)
Le procédé utilise de l’équipement spécialisé permettant d’aérosoliser le peroxyde d’hydrogène, qui imbibe alors toutes les couches de l’APR et tue tous les pathogènes – y compris les virus – qui s’y trouvent, sans abîmer l’APR. Il s’agit d’une technique déjà utilisée depuis plusieurs années pour la désinfection d’instruments médicaux, mais c’est la première fois qu’on pense à l’utiliser pour désinfecter des APR de type N95. Récemment, des chercheurs de l’Université Duke, en Caroline du Nord, ont validé cette technique pour les APR et souhaitent diffuser largement les protocoles de désinfection qu’ils ont utilisés pour que tous les établissements et toutes les compagnies qui disposent de l’équipement nécessaire puissent y avoir recours. 

Chaleur humide
La chaleur humide est employée dans les industries pharmaceutiques, agroalimentaires et d’appareils médicaux pour rendre les produits sécuritaires pour une utilisation ou une consommation humaine. Dans les milieux de soins, ce procédé est utilisé depuis plusieurs décennies pour désinfecter les articles de soins aux patients, allant des bassins de lit au matériel d'anesthésie. Les conditions nécessaires pour réaliser la désinfection des micro-organismes à des températures allant de 65 à 100 °C sont donc bien établies.

D’autres méthodes de décontamination peuvent être considérées, soient la stérilisation par la vapeur, l’irradiation par rayon gamma, l’utilisation de l’ozone ou de l’oxyde d’éthylène. Cependant, aucune étude n’a montré jusqu’à maintenant de résultats concluants avec ces méthodes.

Source :
Centers for Disease Control and Prevention. (2020). Coronavirus disease 2019: Decontamination & reuse of filtering facepiece respirators. Tiré de https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/ppe-strategy/decontamination-reuse-respirators.html

Schwartz, A., Stiegel, M., Greeson, N., Vogel, A., Thomann, W., Brown, M., . . . Lewis, S. (2020). Decontamination and reuse of N95 respirators with hydrogen peroxide vapor to address worldwide personal protective equipment shortages during the SARS-CoV-2 (COVID-19) pandemic. Applied Biosafety. doi: 10.1177/1535676020919932

Lorsqu’un fabricant (ou un tiers parti) fournit des informations montrant qu’un APR peut être décontaminé avec succès, sans que sa performance ne soit affectée, cet APR décontaminé peut en principe être porté pour toutes les activités de soins aux patients.
Cependant, comme le mentionne les CDC dans une publication parue le 2 avril 2020, il n’y a pour l’instant aucune donnée assurant l’efficacité des méthodes de décontamination appliquées à l’APR de type N95, pour contrer spécifiquement le SRAS-CoV-2. Conséquemment, même après sa décontamination, un APR doit être manipulé avec précaution, incluant :

  • se laver les mains avec du savon et de l'eau ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool avant et après avoir touché ou ajusté l’APR,
  • éviter de toucher l'intérieur du respirateur,
  • utiliser une paire de gants propres (non stériles) pour mettre le respirateur et effectuer une vérification d'étanchéité,
  • inspecter visuellement l’APR pour déterminer si son intégrité a été compromise,
  • vérifier que les composants tels que les sangles, l'arête nasale et la mousse de nez ne se sont pas dégradés, ce qui peut affecter la qualité de l'ajustement et l'étanchéité,
  • si l'intégrité d'une partie du respirateur est compromise ou si une vérification de l'étanchéité ne peut pas être effectuée, jeter le respirateur et en prendre un autre.

Source :
Centers for Disease Control and Prevention. (2020). Coronavirus disease 2019: Decontamination & reuse of filtering facepiece respirators. Tiré de https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/ppe-strategy/decontamination-reuse-respirators.html

Une étude exploratoire a été réalisée par l’IRSST afin de vérifier l’effet du travail prolongé au froid avec les masques de procédure. Le mandat avait pour but de vérifier si le confort de celui-ci est affecté lors du travail au froid prolongé et si le port d’une protection contre le froid, tel qu’un polar couvrant le masque et le bas du visage, diminuerait les problèmes de condensation et d’inconfort.

Voici les conclusions de cette étude exploratoire :

  • L’utilisation d’un polar améliore la sensation de confort pour les températures ambiantes de -10 °C et -20 °C.
  • L’utilisation d’un masque de procédure sans l’ajout d’un polar à des températures de -20 °C semble intolérable pour une période de plus de 60 minutes. Cette situation pourrait causer des risques d’engelures au menton et au cou des travailleurs.
  • Le port du polar semble réduire l’accumulation d’humidité relative dans le masque pour une période de 90 minutes.
  • L’humidité relative mesurée pour le polar démontre qu’une partie de l’humidité causée par la respiration du participant serait transférée dans ses matériaux.

Risques psychosociaux du travail

L’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) définit les risques psychosociaux du travail comme des « facteurs qui sont liés à l’organisation du travail, aux pratiques de gestion, aux conditions d’emploi et aux relations sociales et qui augmentent la probabilité d’engendrer des effets néfastes sur la santé physique et psychologique des personnes exposées ». Le terme réfère donc aux sources de stress (ex.: manque de contrôle, charge de travail élevée, rôles conflictuels ou ambigus, équipement inadéquat, environnement physique délétère, relations difficiles, harcèlement, faible reconnaissance, violence).
Dans le contexte actuel de la pandémie et des nombreux bouleversements qu’elle génère, certains risques psychosociaux sont plus susceptibles de ressurgir :

  • Exposition à de la violence verbale ou physique de la part de clients – par exemple, pour le personnel travaillant dans un milieu de soins ou dans un commerce prioritaire (épicerie, pharmacie, quincaillerie, etc.);
  • Augmentation de la charge de travail – par exemple, pour les intervenants des services d’aide aux victimes de violence conjugale ou pour les livreurs de colis à domicile;
  • Crainte d’être contaminé ou de contaminer – par exemple, pour les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux ou encore ceux oeuvrant au sein des services de sécurité publique;
  • Travail isolé – par exemple, en situation de télétravail;
  • Faible soutien – par exemple, lorsqu’un travailleur en situation de télétravail a l'impression de ne plus pouvoir bénéficier du soutien habituel ou lorsque les exigences du travail ont considérablement augmenté et qu’un superviseur n’est pas en mesure d'offrir le même soutien;
  • Gestion déficiente du changement organisationnel – par exemple, lorsqu’une organisation doit se restructurer de façon urgente pour faire face aux effets de la COVID-19, et qu’elle n’arrive pas à fournir une information et un soutien suffisants à ses travailleurs.

Sources :
Brun, J.-P., Biron, C. et St-Hilaire, F. (2009). Guide pour une démarche stratégique de prévention des problèmes de santé psychologique au travail (Guide no RG-618). Montréal, QC: IRSST. Tiré de https://www.irsst.qc.ca/media/documents/PubIRSST/RG-618.pdf

Institut national de santé publique. (s.d.). Recommandations concernant la réduction des risques psychosociaux du travail en contexte de pandémie. Tiré de https://www.inspq.qc.ca/publications/2988-reduction-risques-psychosociaux-travail-covid19

Safe Work Australia. (2020). Mental health and COVID-19. Tiré de https://www.safeworkaustralia.gov.au/covid-19-information-workplaces/other-resources/mental-health-and-covid-19

Les risques psychosociaux doivent être pris en compte au même titre que les autres risques professionnels (mécaniques, physiques, chimiques ou biologiques, par exemple). Ainsi, de plus en plus de pays incitent fortement les organisations à les évaluer et à mettre en place des stratégies de prévention destinées à préserver l’intégrité psychologique de leurs travailleurs.

Les conseils suivants peuvent aider à gérer le stress associé à la pandémie de la COVID-19 :

  • Prendre contact régulièrement avec ses employés afin de leur permettre d’exprimer leurs préoccupations, en particulier les personnes qui semblent plus silencieuses, et discuter des mesures qui pourraient les aider;
  • Être un gestionnaire sécurisant en prenant l’engagement de demeurer présent auprès du personnel pendant et après la crise;
  • Offrir du renforcement positif et de la reconnaissance du travail accompli et des capacités d’adaptation;
  • Créer des cellules de soutien pour assurer des contacts réguliers entre les travailleurs et ainsi limiter le sentiment d’isolement;
  • Suivre de près l’évolution de la situation en consultant régulièrement des sources officielles et partager toute information pertinente avec ses employés. La communication est un élément clé, il faut communiquer l’information disponible de façon calme, continue et claire;
  • Informer les travailleurs de leurs droits s'ils deviennent inaptes au travail ou s’ils ont des responsabilités familiales;
  • Soutenir de manière proactive les travailleurs identifiés comme étant plus à risque de blessures psychologiques au travail (p. ex., les travailleurs de première ligne ou ceux qui travaillent à domicile);
  • Orienter au besoin les travailleurs vers les ressources pouvant leur apporter un soutien psychologique, comme les programmes d'aide aux employés ou les lignes d'écoute.

Pour des conseils s'adressant plus spécifiquement aux cadres et aux gestionnaires du réseau de la santé et des services sociaux, voir l'avis de l'IRSST Prévenir la détresse psychologique chez le personnel du réseau de la santé et des services sociaux.

Sources :
Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. (2020). Stress et anxiété en temps de pandémie. Tiré de https://ordrecrha.org/ressources/dossiers-speciaux/covid-19/stress-anxiete-en-temps-de-pandemie

Institut national de recherche et de sécurité. (s.d.). Risques psychosociaux (RPS). Tiré de http://www.inrs.fr/risques/psychosociaux/ce-qu-il-faut-retenir.html

Safe Work Australia. (2020). Mental health and COVID-19. Tiré de https://www.safeworkaustralia.gov.au/covid-19-information-workplaces/other-resources/mental-health-and-covid-19
https://www.cnesst.gouv.qc.ca/salle-de-presse/covid-19/Documents/DC100-2146G-Fiche-SantePsy-Covid19.pdf

Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail. (2020). Risques psychosociaux liés au travail. Tiré de https://www.cnesst.gouv.qc.ca/salle-de-presse/covid-19/Documents/DC100-2146G-Fiche-SantePsy-Covid19.pdf

Stress, anxiété et déprime en contexte de pandémie

L’actuelle pandémie du coronavirus (COVID-19) constitue une réalité particulière et inhabituelle. En effet, dans un tel contexte, de nombreuses personnes vivront des réactions de stress, d’anxiété et de déprime. Celles-ci peuvent se manifester sur le plan physique (ex. maux de tête, tension dans la nuque, insomnie, diminution de l’appétit, etc.), sur les plans psychologique et émotionnel (ex. inquiétudes et insécurité en lien avec le virus, sentiment d’être dépassé par les événements, impuissance, présence de sentiments de découragement, de tristesse, de colère) ou encore sur le plan comportemental (ex. difficultés de concentration, irritabilité, difficulté à prendre des décisions, augmentation de la consommation d’alcool, de drogues et de médicaments).

Texte adapté de :
Québec (Province). Stress, anxiété et déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19. Tiré de https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/stress-anxiete-et-deprime-associes-a-la-maladie-a-coronavirus-covid-19/

Un manque d’information ou des informations contradictoires peuvent exacerber les manifestations reliées au stress, à l’anxiété et à la déprime ressenties dans un contexte de pandémie. En cette matière, il est donc conseillé de faire preuve de vigilance en consultant des sources d’information fiables, en se méfiant des nouvelles sensationnalistes provenant de sources peu connues ou douteuses et en limitant le temps passé à chercher de l’information au sujet de la COVID-19, car une surexposition peut contribuer à augmenter les réactions de stress, d’anxiété ou de déprime.

Par ailleurs, prendre soin de soi (maintenir de saines habitudes de vie, pratiquer des activités de loisir, rester en contact avec les gens qui nous font du bien, accepter l’aide des autres, etc.) peut contribuer à atténuer les manifestations reliées au stress, à l’anxiété ou à la déprime.

Texte adapté de :
Québec (Province). Stress, anxiété et déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19. Tiré de https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/stress-anxiete-et-deprime-associes-a-la-maladie-a-coronavirus-covid-19/

De façon générale, il est possible de surmonter les réactions de stress, d’anxiété et de déprime. Par contre, il se peut qu’après un certain temps (semaines ou mois), les malaises persistent et s’aggravent. La présence de certains signes (ex. sensation d’étouffer, difficultés de sommeil importantes, pensées négatives envahissantes, difficulté à assumer les tâches quotidiennes, surveillance constante des symptômes reliés au virus, conflit avec l’entourage, etc.) peut démontrer que vos ressources personnelles ne vous permettent plus de gérer vos inquiétudes au quotidien. Il pourrait alors être bénéfique pour vous d’aller chercher de l’aide.

Si vous vivez du stress, de l’anxiété ou de la déprime, vous pouvez contacter le service Info-Social 811. Des professionnels en intervention psychosociale vous offriront du soutien et vous partageront de l’information et des conseils selon vos besoins.

Texte adapté de :
Québec (Province). Stress, anxiété et déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19. Tiré de https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/stress-anxiete-et-deprime-associes-a-la-maladie-a-coronavirus-covid-19/

Télétravail

La pandémie de la COVID-19 a entraîné une recrudescence du télétravail. Selon une enquête de Statistique Canada, près de 40% des travailleurs étaient en télétravail dans la semaine du 22 mars 2020. La majorité de ces travailleurs n’avait pas l’habitude de travailler de la maison. Ainsi, bon nombre d’entre eux n’y étaient probablement pas préparés. Bien qu’ayant connu une certaine diminution depuis le printemps, le télétravail demeure encore répandu au sein des entreprises canadiennes. En effet, l’Enquête sur la population active  de septembre 2020 révèle que plus du double de personnes travaillaient à domicile comparativement à la période pré-pandémie.

Le télétravail présente plusieurs avantages autant pour les travailleurs que pour les employeurs. Par contre, certains enjeux sont à considérer avec attention, car l’isolement physique du télétravailleur peut rendre certains risques plus critiques. Parmi ces enjeux : l’isolement social et professionnel, la difficulté à se déconnecter du travail, les interruptions venant de la famille ou des colocataires, les difficultés à maintenir les contacts entre les gestionnaires et les employés ainsi que la réalisation des tâches dans un environnement et avec des équipements inadéquats.

Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), le télétravail en contexte de pandémie présente des caractéristiques particulières :

  • Il a été rapidement imposé;
  • Il est fait sur une période continue, sans retour ponctuel dans le milieu de travail;
  • Il est réalisé à domicile, sans possibilité de travailler dans un tiers lieu (espace de co-working, café, bibliothèque, etc.);

Pour plusieurs, il est réalisé dans un environnement où des membres du logis sont aussi confinés (télétravailleurs, enfants faisant l’école à la maison, enfants en bas âge, etc.). Dans le contexte actuel de télétravail temporaire et imposé, il se pourrait que les conditions gagnantes ne soient pas toutes présentes pour préserver la santé des télétravailleurs. L’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail, secteur « administration provinciale » (APSSAP) a mis en ligne des ressources pour aider les travailleurs et leur organisation à trouver des solutions créatives afin de limiter les risques pour la santé.

Il existe plusieurs guides et ressources pour s’informer et pallier les enjeux en SST liés au télétravail. En voici quelques-uns :

Le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST) :

L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) :

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)

Finalement, le télétravail est encore une mesure encouragée pour réduire le risque d’exposition à la COVID-19. À partir d’une enquête réalisée auprès d’entreprises canadiennes, Statistique Canada estime que près de 25% des entreprises prévoient qu’au moins 10% de leurs effectifs poursuivront le télétravail après la crise. Si le travail à domicile devient une habitude pour certains travailleurs, il sera d’autant plus important d’offrir toutes les conditions nécessaires à son succès. Pour ce faire, son implantation gagnera à être réfléchie et planifiée, notamment avec la participation des travailleuses et travailleurs l’ayant expérimenté en temps de pandémie. 

Références :

Charalampous, M., Grant, C. A., Tramontano, C. et Michailidis, E. (2019). Systematically reviewing remote e-workers' well-being at work: A multidimensional approach. European Journal of Work and Organizational Psychology, 28(1), 51-73. doi: 10.1080/1359432x.2018.1541886

Institut national de recherche et de sécurité. (2020). Le télétravail : quels risques? Quelles pistes de prévention? Tiré de http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206384

Institut national de recherche et de sécurité. (2020). Le télétravail en situation exceptionnelle. Tiré de http://www.inrs.fr/risques/teletravail-situation-exceptionnelle/ce-qu-il-faut-retenir.html

Statistique Canada. (14 avril 2020). Série d'enquêtes sur les perspectives canadiennes 1 : la COVID-19 et travailler de la maison, 2020. Tiré de https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/200417/dq200417a-fra.htm

Statistique Canada (17 juillet 2020). Enquête canadienne sur la situation des entreprises : les répercussions de la COVID-19 sur les entreprises au Canada, mai 2020. Tiré de https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/200714/dq200714a-fra.htm

Statistique Canada (9 octobre 2020). Enquête sur la population active, septembre 2020. Tiré de https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/201009/dq201009a-fra.htm

L’isolement social et professionnel n’est pas un enjeu nouveau. Toutefois, il prend une ampleur importante dans le contexte actuel où la distanciation physique est nécessaire. En contexte de télétravail, le travailleur a généralement plus d’autonomie et de marge de manœuvre pour organiser par lui-même ses tâches et son horaire. Malgré cela, le travailleur pourrait être impacté négativement par un sentiment de solitude. Dans ce contexte, les troubles de santé mentale peuvent se développer silencieusement (sans signes avant-coureurs). Pour agir en prévention, il est important que le télétravailleur ait un accès facile et rapide à du support autant social que technique. Par exemple, il pourrait être aidant d’organiser des réunions régulières avec les collègues par visioconférence, de planifier des réunions avec le gestionnaire immédiat, de garder contact avec le collectif de travail via la messagerie instantanée, d’organiser des pauses café virtuelles, etc. En plus, iI est essentiel de s’assurer que les outils de communication répondent aux besoins du collectif et de porter une attention particulière aux nouveaux travailleurs. Ces actions de prévention pourraient aider à limiter les conséquences négatives sur la santé et la productivité.

Références :

Charalampous, M., Grant, C. A., Tramontano, C. et Michailidis, E. (2019). Systematically reviewing remote e-workers' well-being at work: A multidimensional approach. European Journal of Work and Organizational Psychology, 28(1), 51-73. doi: 10.1080/1359432x.2018.1541886

Institut national de recherche et de sécurité. (2020). Le télétravail en situation exceptionnelle. Tiré de http://www.inrs.fr/risques/teletravail-situation-exceptionnelle/ce-qu-il-faut-retenir.html

St-Amour, N. et Bourque, M. (2013). Conciliation travail-famille et santé : le Québec peut-il s'inspirer des politiques gouvernementales mises en place dans d'autres pays? Tiré de https://www.inspq.qc.ca/publications/1718

Les employeurs sont dans l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique des travailleurs (LSST, a. 51). Pendant la pandémie, le télétravail représente une solution efficace afin de réduire l’exposition à la COVID-19. En plus, le télétravail peut représenter plusieurs avantages comme une augmentation de la satisfaction au travail, de l’engagement et du sentiment d’autonomie, ainsi qu’une réduction du sentiment de fatigue. Par contre, le travail à la maison peut présenter plusieurs défis, surtout quand les enfants doivent eux aussi faire l’école à distance.

Voici quatre éléments essentiels à un télétravail efficace :

  1. Support des gestionnaires : les gestionnaires doivent garder contact avec leur équipe en organisant des rencontres individuelles et collectives pour notamment aider les travailleurs à identifier les priorités et offrir les ressources nécessaires à la réalisation de leurs tâches ;
  2. Outils et formations : l’employeur doit fournir les outils adaptés pour réaliser le travail à distance et la formation pour les utiliser. Afin de limiter l’isolement social et professionnel, il est important de fournir aux travailleurs et gestionnaires des outils de communication à distance, comme des systèmes de visioconférences, courriels, messagerie instantanée et autres outils de travail collaboratif ;
  3. Formulation d’attentes claires : les résultats attendus, le temps de travail, les aménagements d’horaires et les plages de disponibilités des travailleurs doivent être clairement communiqués ;
  4. Autonomie et latitude organisationnelle : Il est important de préciser qu’il n’existe pas de stratégie universelle de télétravail efficace. C’est pourquoi il est nécessaire que l’employeur laisse de la marge de manœuvre aux travailleurs pour qu’ils puissent organiser leur travail selon leur contexte personnel et familial. Par exemple, les travailleurs doivent avoir l’opportunité de travailler dans le lieu et au moment qui leur convient le mieux afin de rester efficaces. Cette autonomie et marge de manœuvre leur permettra de mettre en place diverses stratégies comme : définir un horaire de travail (ex. : maintenir son horaire habituel peut être une solution gagnante) et planifier la charge de travail hebdomadaire en fonction des priorités et du contexte familial. Cette latitude décisionnelle pourra aussi faciliter la conciliation entre le travail et la vie personnelle.

Ces quatres éléments doivent absolument être accompagnés d’une relation de confiance entre les gestionnaires et les travailleurs, ainsi que dans l’ensemble du collectif de travail.

Lors du déconfinement graduel, et une fois que la pandémie sera terminée, certaines organisations et certains travailleurs voudront peut-être poursuivre la pratique du télétravail. Cette expérience exceptionnelle de télétravail en contexte de pandémie pourra guider les organisations dans l’implantation du télétravail de manière plus structurée, efficace et adaptée aux besoins de chacun.

L’organisation gagnera à organiser des rencontres régulières avec les gestionnaires et les représentants des travailleurs pour faire des suivis et ajuster les modalités du télétravail.

Voici quelques guides qui pourront vous accompagner dans l’implantation du télétravail à long terme :

Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) :

TechnoCompétences :

Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail Nord-Picardie (CARSAT – France) :

Conseil patronal du Québec

Références :

Charalampous, M., Grant, C. A., Tramontano, C. et Michailidis, E. (2019). Systematically reviewing remote e-workers' well-being at work: A multidimensional approach. European Journal of Work and Organizational Psychology, 28(1), 51-73. doi: 10.1080/1359432x.2018.1541886

Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail. (2020). Questions et réponses  : COVID-19. Tiré de https://www.cnesst.gouv.qc.ca/salle-de-presse/covid-19/Pages/coronavirus.aspx

Institut national de recherche et de sécurité. (2020). Le télétravail : quels risques? Quelles pistes de prévention? Tiré de http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206384

Institut national de recherche et de sécurité. (2020). Le télétravail en situation exceptionnelle. Tiré de http://www.inrs.fr/risques/teletravail-situation-exceptionnelle/ce-qu-il-faut-retenir.html

Institut national de recherche et de sécurité. (2020). COVID-19 et entreprises : foire aux questions. Tiré de http://www.inrs.fr/actualites/COVID-19-et-entreprises.html

Organisation internationale du travail. (2020). COVID-19 : protéger les travailleurs : 5 choses à savoir pour un télétravail efficace. Tiré de https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/multimedia/video/institutional-videos/WCMS_738734/lang--fr/index.htm

Travailleurs à risque

Le risque d’exposition au SRAS-CoV-2 (responsable de la COVID-19) peut varier selon les secteurs d’activités et la nature des tâches effectuées. Considérant les modes de transmission du virus, plusieurs facteurs peuvent influencer le risque d’exposition, notamment la présence de tâches :

  • comportant un risque d’être exposé à des personnes contaminées au SRAS-CoV-2;
  • impliquant une proximité physique avec le public, des clients, des patients, d’autres travailleurs, etc.;
  • impliquant de discuter face à face;
  • réalisées à l’intérieur.

Considérant ces facteurs, voici des secteurs d’activités présentant plus de risque :

  • Secteur de la santé et des services sociaux (préposés aux bénéficiaires, infirmières, paramédicaux, préposés à l’entretien ménager, dentistes, médecins, techniciens en laboratoire, etc.);
  • Secteur des services d’enseignement et d’éducation à la petite enfance;
  • Autres activités de services (transport de personnes, services aériens, commerce de détail, livraison, gestion des matières résiduelles, etc.).

Toutefois, selon le contexte, d’autres secteurs d’activités peuvent également poser des risques. C’est pourquoi il est essentiel de mettre en place des mesures pour prévenir la transmission du virus dans tous les milieux de travail. À cet effet, le document Hiérarchie des mesures de contrôle en milieu de travail de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) peut servir de guide.

En plus, l’INSPQ et le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail proposent, sous forme de fiches synthèses, des mesures de prévention de la COVID-19 en milieu de travail pour un certain nombre de secteurs d’activités. L’IRSST présente aussi des outils et fiches d’information pour soutenir les milieux de travail.

Source :
Beauregard, P.-L., Connolly, M. et Haeck, C. (2020). Professions et industries: quels sont les risques de transmission de la COVID-19? Un outil pour faire face à la deuxième vague (Rapport no 2020PE-40). Tiré de http://www.cirano.qc.ca/fr/sommaires/2020PE-40

Occupational Safety and Health Administration. (2020). COVID-19: Hazard recognition. Tiré de https://www.osha.gov/SLTC/covid-19/hazardrecognition.html#exposure_risk

Institut national de santé publique. (2020). COVID-19 (coronavirus). Tiré de https://www.inspq.qc.ca/

Avant la pandémie de la COVID-19, les inégalités sociales en santé étaient déjà présentes dans nos sociétés. La pandémie ne fait qu’exacerber ces inégalités en rendant certaines catégories de travailleuses et travailleurs plus vulnérables. Cela s’explique notamment par le fait qu’ils se retrouvent plus souvent dans des catégories d’emploi plus précaire ou à faible revenu, où les risques d’exposition au virus SRAS-CoV-2 sont plus élevés. Les données actuelles à l’échelle internationale indiquent que les femmes, les immigrants et les membres de « minorités visibles » se retrouvent plus souvent dans de telles catégories. Les personnes souffrant de maladies chroniques ou immunosupprimées font aussi partie de ces populations vulnérables en ce temps de pandémie.

1. Les femmes

Basé sur des épidémies et crises économiques passées, l’Organisation internationale du travail (OIT) a rapporté que les femmes sont plus représentées dans les secteurs à risques, comme le secteur des services (service à la clientèle dans les entreprises de détail, service à la petite enfance et secteur de la santé et des services sociaux). Au Québec, les femmes occupent plus de la moitié des emplois du secteur des services et près de 9 travailleuses sur 10 sont dans ce secteur. Leur part d’emploi est encore plus grande dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans le secteur de l’éducation. De plus, la COVID-19 peut rendre plus difficile la conciliation entre le travail et la vie personnelle, notamment lorsque les enfants se retrouvent confinés à domicile. Donc, en période de pandémie, les femmes pourraient voir leur charge familiale augmenter et s’ajouter à leur charge professionnelle, elle aussi impactée par la crise.

Finalement, les femmes occupent plus d’emplois à faible revenu où le risque d’exposition au SRAS-CoV-2 est généralement plus élevé.

2. Travailleuses et travailleurs immigrant(e)s et désigné(e)s comme « minorités visibles »

Les personnes issues de l’immigration et désignées comme « minorités visibles » sont nombreuses à travailler dans les secteurs plus à risque d’exposition au SRAS-CoV-2. Ces personnes occupent une grande part des emplois dans les secteurs dits essentiels où les possibilités d’effectuer du télétravail sont plus rares, comme les services de soins de santé et les services sociaux. Par exemple, selon le recensement canadien de 2016, plus du tiers des aide-soignantes, des aide-infirmières et des préposées aux bénéficiaires étaient issues de l’immigration.

Pour réduire les risques encourus par la population issue de l’immigration et désignée comme minorité visible, plusieurs chercheurs recommandent de s’assurer que les mesures de prévention soient comprises par tous les travailleurs et appliquées de manière équitable. Par exemple, il est recommandé que ces mesures prennent en considération les différentes cultures et langues parlées.

3. Travailleuses et travailleurs souffrant de maladies chroniques ou immunosupprimés

Certaines travailleuses et certains travailleurs pourraient être plus à risque de développer des complications suite à une infection par le SRAS-CoV-2, dont ceux immunosupprimés ou ceux souffrant de maladies chroniques. À cet égard, consulter les publications de l’INSPQ :

Sources:
Bui, D. P., McCaffrey, K., Friedrichs, M., LaCross, N., M. Lewis, N., Sage, K., et al. (2020). Racial and ethnic disparities among COVID-19 cases in workplace outbreaks by industry sector — Utah, march 6–June 5, 2020. Morbidity and Mortality Weekly Report, 69(33), 1133-1138. doi:  10.15585/mmwr.mm6933e3

Houle, P., Turcotte, M. et Wendt, M. (2017). Évolution de la participation des parents aux tâches domestiques et aux soins des enfants de 1986 à 2015 (Rapport no 89‑652‑X2017001). Tiré de https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/89-652-x/89-652-x2017001-fra.htm

International Labour Organization. (2020). COVID-19 and the word of work : Impact and policy responses. Tiré de https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/documents/briefingnote/wcms_738753.pdf

McClure, E. S., Vasudevan, P., Bailey, Z., Patel, S. et Robinson, W. R. (2020). Racial capitalism within public health: How occupational settings drive COVID-19 disparities. American Journal of Epidemiology. doi: 10.1093/aje/kwaa126

Savage, K. et Turcotte, M. (2020). La contribution des immigrants et des groupes de population désignés comme minorités visibles aux professions d’aide-infirmier, d’aide-soignant et de préposé aux bénéficiaires (Rapport no 45280001). Tiré de https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/45-28-0001/2020001/article/00036-fra.htm

St-Denis, X. (2020). Sociodemographic determinants of occupational risks of exposure to COVID-19 in Canada. doi: 10.31235/osf.io/nrjd3

Statistique Canada. (2020). Caractéristiques de la population active selon l'industrie, données annuelles (x 1 000). Tiré de https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/tv.action?pid=1410002301

Littérature scientifique nationale et internationale

  • Le Réseau Québécois COVID – Pandémie (RQCP) a mis sur pied un collège de chercheurs et cliniciens experts chargés d’effectuer une veille scientifique afin d’informer les décideurs publics et la population des connaissances scientifiques les plus à jour sur des questions spécifiques relatives au SRAS-CoV-2/COVID-19 qui sont discutées dans la communauté scientifique.
  • LitCovid est un centre de documentation qui propose un suivi des informations scientifiques à jour sur COVID-19. Les articles sont mis à jour quotidiennement et sont classés en fonction de différents sujets de recherche.
  • Le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) regroupe différentes publications sur sa page COVID-19.
    • Le document intitule Guidance on Preparing Workplaces for COVID-19 vise à aider les employeurs dans la mise en œuvre des contrôles techniques, administratifs, des pratiques de travail sécuritaire ainsi que dans le choix des équipements de protection individuelle (EPI). Ce guide est destiné à des fins de planification.
    • Return to Work for Healthcare Personnel fournit des critères de retour au travail pour le personnel de santé confirmé ou suspecté d’être atteint de COVID-19
  • La revue Québec Science publiait en octobre 2019 un dossier intitulé Prêts pour la prochaine pandémie?
  • Le centre de ressources sur le coronavirus la revue The Lancet. Cette ressource rassemble le nouveau contenu du magazine à propos du COVID-19 au fur et à mesure de leur publication. (en anglais)
  • Elsevier COVID-19 Clinical Tool Kit offre en accès libre des ressources et des outils cliniques axés sur les dernières pratiques fondées sur des données probantes pour COVID-19 couvrant des sujets allant de la gestion des symptômes au diagnostic et au traitement.

Ressources des partenaires et des institutions

Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST)

  • Trousse Covid-19 Trousse COVID-19 : Une trousse d’outils virtuelle pour soutenir les milieux de travail afin de garantir que les services puissent reprendre ou continuer dans les conditions les plus sûres et les plus saines possibles dans le contexte de la COVID-19.

Associations sectorielles paritaires (ASP)

Gouvernement du Québec 

Gouvernement du Canada

Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

L'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)