IRSST - Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail

COVID-19 et SST

La contribution de la recherche en santé et en sécurité du travail (SST) à la lutte contre la pandémie.

Pour contribuer à la lutte contre la pandémie COVID-19 qui sévit partout dans le monde, l’IRSST met à profit son expertise en santé et en sécurité du travail (SST). Nos équipes de recherche sont à pied d’œuvre pour répondre aux demandes que nous avons reçues en lien avec la COVID-19 et la SST. L’IRSST effectue aussi une veille scientifique pour rendre disponibles les connaissances produites au Québec et à l’international concernant la santé et la sécurité des travailleurs.

Information générale

Questions et réponses

Coronavirus et mesures de prévention générales

Les coronavirus forment une vaste famille de virus qui peuvent être pathogènes chez l’homme et chez l’animal. Chez l’être humain, certains coronavirus peuvent entraîner des infections respiratoires dont les manifestations vont du simple rhume à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Le dernier coronavirus découvert est responsable de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

Source :
Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : questions-réponses https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/q-a-coronaviruses (Page consultée le 24 mars 2020; Texte adapté)

Les symptômes les plus courants de la COVID-19 sont la fièvre, la fatigue, une toux sèche et des difficultés respiratoires. Les symptômes peuvent être légers et s’apparenter à ceux du rhume. Ils peuvent aussi être plus sévères, comme ceux associés à la pneumonie et à l’insuffisance pulmonaire. Bien qu’infectées, certaines personnes ne présentent aucun symptôme. La plupart des personnes guérissent sans avoir besoin de traitement particulier. Les personnes les plus à risque de complications sont les personnes immunodéprimées, celles atteintes de maladies chroniques telles que les maladies cardiaques, pulmonaires et rénales, ainsi que les personnes âgées de 70 ans et plus.

Toute personne qui a de la fièvre, qui tousse et qui a des difficultés à respirer doit contacter le 514 644-4545 pour la région de Montréal, le 450 644-4545 pour la région de la Montérégie, le 418 644-4545 pour la région de Québec, le 819 644-4545 pour la région l’Outaouais ou le 1 877 644-4545 (sans frais) ailleurs au Québec. Vous serez orienté rapidement vers l’établissement de santé le plus adapté.

Source :
Information générale sur la maladie à coronavirus (COVID-19) : https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/informations-generales-sur-le-coronavirus/#c46469 (Page consultée le 31 mars 2020; Texte adapté)

Vous pouvez réduire le risque d’être infecté ou de propager la COVID-19 en prenant quelques précautions simples :

  • Lavez-vous fréquemment et soigneusement les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon. Se laver les mains de cette façon tue le virus s’il est présent sur vos mains.
  • Tenez-vous le plus loin possible des autres personnes qui toussent ou qui éternuent. Une personne infectée peut émettre dans l’air des particules qui peuvent contenir le virus.
  • Si vous êtes malade, évitez le contact avec les personnes plus vulnérables, dont les personnes âgées, les personnes immunodéprimées et les personnes ayant une maladie chronique.
  • Évitez de toucher vos yeux, nez et bouche. Les mains sont en contact avec de nombreuses surfaces qui peuvent être contaminées par le virus. Si vous vous touchez les yeux, le nez ou la bouche, le virus peut pénétrer dans votre organisme et vous pouvez tomber malade.
  • Veillez à respecter les règles d’hygiène respiratoire et à ce que les personnes autour de vous en fassent autant. En cas de toux ou d’éternuement, il faut se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude, ou avec un mouchoir et jeter le mouchoir immédiatement après.

Chaque personne a un rôle à jouer afin de diminuer les risques de propagation du virus. Rappelez-vous que les masques ne constituent pas un outil de protection efficace pour la population générale. Leur utilisation est plutôt indiquée pour les patients chez qui une infection est suspectée.

Source :
Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : questions-réponses https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/q-a-coronaviruses (Page consultée le 24 mars 2020; Texte adapté)
Consignes et directives dans le contexte de la COVID-19 : https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/consignes-directives-contexte-covid-19/ - c47702(Page consultée le 31 mars 2020; Texte adapté)

La période d’incubation est le temps qui s’écoule entre l’infection et l’apparition des symptômes de la maladie. On estime actuellement que la période d’incubation de la COIVD-19 dure de 1 à 14 jours et le plus souvent autour de cinq jours. Ces estimations seront actualisées à mesure que de nouvelles données seront disponibles.

Source :
Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : questions-réponses https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/q-a-coronaviruses (Page consultée le 24 mars 2020; Texte adapté)

On ne sait pas avec certitude combien de temps le virus responsable de la COVID-19 survit sur les surfaces mais il semble qu’il se comporte comme les autres coronavirus. Les études (et les informations préliminaires sur la COVID-19) tendent à montrer que les coronavirus peuvent survivre et rester infectieux de quelques heures jusqu’à 9 jours selon :

  1. le type de surface (plastique, métal, verre, carton, etc.),
  2. la température,
  3. et l’humidité.

Concernant les coronavirus de type SARS, incluant le SARS-CoV-2 responsable de la maladie COVID-19, ils semblent survivre plus longtemps sur des surfaces très lisses comme le plastique, le verre ou l’acier inoxydable, soit environ de 2 à 9 jours. La survie du SARS-CoV-2 semble cependant réduite sur le cuivre (4 heures), sur le carton (1 jour) et sous forme d’aérosol (plusieurs heures) lorsque l’on tousse par exemple. Ces temps de survie pourraient potentiellement être modifiés par une variation de température et d’humidité, mais pour l’instant, il n’y a pas données pour vérifier cette hypothèse.

La contamination de différentes surfaces pourrait donc être une source potentielle de transmission virale. Toutefois, il n’y a pas de données actuellement concernant la transmissibilité du SARS-CoV-2 d’une surface contaminée vers les mains, c’est-à-dire quelle quantité de virus peut se retrouver sur les mains à la suite d’un contact et quelle est la fréquence de contamination des mains.

À la lumière de ces informations, les meilleurs moyens de prévention sont la désinfection des surfaces fréquemment touchées et le lavage régulier des mains.

Source :
Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : questions-réponses https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/q-a-coronaviruses (Page consultée le 24 mars 2020; Texte adapté)
https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2004973

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0195670120300463?via%3Dihub

Santé Canada a publié une liste de désinfectants pour surfaces susceptibles d'être efficaces contre les coronavirus (COVID-19) et Santé Publique Ontario propose des conseils sur le nettoyage et la désinfection des lieux de travail.

Sans prétendre que les agents nettoyants sont 100 % efficaces pour détruire les coronavirus, ils aident tout de même à limiter le transfert des micro-organismes d’une surface à l’autre. Santé Canada recommande donc de nettoyer les surfaces souvent utilisées comme les poignées de porte et les téléphones avec l’un ou l’autre de ces produits :

  • Des nettoyants ménagers ordinaires ou
  • De l'eau de Javel diluée (1 partie d'eau de Javel pour 9 parties d'eau)

Santé Canada a aussi publié une liste de désinfectants pour les mains qui ont été approuvés pour la vente au Canada.

Santé Canada rappelle de ne jamais essayer de fabriquer du désinfectant pour les mains à la maison en utilisant de l'alcool destiné à la consommation. Cela pourrait être dangereux et le produit risque d’être inefficace.

Référence :
https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/desinfectants/covid-19.html
https://www.publichealthontario.ca/-/media/documents/ncov/factsheet-covid-19-environmental-cleaning.pdf?la=fr

Travailleurs à risque

Dans la majorité des emplois, le risque d’exposition à la COVID-19 est relativement faible. Par contre, les travailleurs qui œuvrent dans le secteur des services sont plus à risque, surtout ceux pouvant être en contact avec des personnes infectées. Selon l’Occupational Safety and Health Administration (OSHA), les secteurs d’activités présentant plus de risques sont :

  • le secteur de la santé et des services sociaux (incluant les services paramédicaux, les services de laboratoire et tout autre service de soutien, comme les préposés à l’entretien ménager);
  • les services funéraires (salons funéraires, coroners, etc.);
  • les services aériens;
  • les services de gestion des matières résiduelles (déchets, recyclage, compostage – collecte et tri);
  • et tout emploi impliquant des déplacements (ex. : camionnage).

À cette liste, le secteur du commerce de détail, comprenant les pharmacies et les supermarchés, et celui du transport de personnes (autobus et taxis notamment) pourraient être ajoutés.

Par ailleurs, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) propose, sous forme de fiches synthèse, des mesures de prévention de la COVID-19 en milieu de travail pour une trentaine de secteurs d’activités considérés à risque plus élevé.

Source :
Occupational Safety and Health Administration (2020). COVID-19: Hazard Recognition. Page Web consultée le 23 mars 2020. https://www.osha.gov/SLTC/covid-19/hazardrecognition.html#exposure_risk
Institut national de santé publique du Québec (2020). COVID-19 (coronavirus). Page Web consultée le 30 mars 2020. https://www.inspq.qc.ca/

Basé sur des épidémies et crises économiques passées, l’Organisation internationale du travail (OIT) a rapporté que les femmes sont plus représentées dans les secteurs à risques, comme le secteur des services (service à la clientèle dans les entreprises de détail, service à la petite enfance et secteur de la santé et des services sociaux). Mondialement, l’OIT estime que 58,6% des travailleuses œuvrent dans le secteur des services, comparativement à 45,4% des hommes en emploi. En plus, selon l’OIT les femmes ont moins accès à une protection sociale que les hommes. Ainsi, elles doivent notamment assumer elles-mêmes les frais divers en cas d’atteinte à leur santé.
Source : International Labour Organization (18 mars 2020). COVID-19 and the world of work: Impacts and responses.

Tiré de https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/documents/briefingnote/wcms_738753.pdf

Protection respiratoire

L’APR de type N95 est une pièce faciale filtrante jetable avec un facteur de protection caractéristique (FPC) de 10. Il existe plusieurs autres APR qui fournissent une protection équivalente ou supérieure à l'APR de type N95. Ainsi, dans un contexte de pénurie éventuelle des APR de type N95 jetables, plusieurs autres APR sont utilisables; des pièces faciales filtrantes jetables (P et R95; N, P et R99; N, P et R100); des demi-masques et masques complets en élastomère réutilisables et des appareils de protection respiratoire motorisés à épuration d’air avec des pièces faciales non hermétiques de type cagoule ou masque souple/visière-écran.

Afin de réduire le nombre d'APR de type N95 jetables utilisés en contexte de pénurie, une utilisation prolongée des APR peut être envisagée. L’utilisation prolongée fait référence à la pratique de porter le même APR pour des rencontres successives avec plusieurs patients, sans retirer l'APR entre les patients. Une utilisation prolongée ne signifie pas une réutilisation qui consiste au retrait, à l’entreposage puis à la réutilisation de l’appareil de protection respiratoire. Une stratégie d’utilisation prolongée plutôt qu’une stratégie de réutilisation serait à privilégier afin de limiter le risque de contacts répétés avec l’APR et le visage du travailleur. Une utilisation prolongée, ou une réutilisation est à proscrire pour les interventions médicales génératrices d’aérosols (IMGA). Enfin, dès qu’un APR de type N95 a été souillé, il doit être jeté.

Dans un contexte de pénurie d’APR de type N95, l’utilisation d'un N95 périmé est envisageable. Une vérification minutieuse préalable de l’aspect physique du N95 doit cependant être effectuée pour identifier une possible dégradation physique qui entraînerait une perte d’étanchéité. Si le N95 ne présente pas de dégradation physique, le travailleur doit absolument réussir la vérification de l'étanchéité.

Télétravail

Le télétravail présente plusieurs avantages autant pour les travailleurs que pour les employeurs. Par contre, certains enjeux sont à considérer avec attention, car l’isolement physique du travailleur peut rendre certains risques plus critiques. Parmi ces enjeux : l’isolement social et professionnel, la difficulté à se déconnecter du travail (augmente les risques d’épuisement professionnel), les interruptions venant de la famille ou des colocataires, les difficultés à maintenir les contacts entre les gestionnaires et les employés ainsi que la réalisation des tâches dans un environnement et avec des équipements inadéquats.
Il existe plusieurs guides et ressources pour pallier ces enjeux SST du télétravail. En voici quelques-uns :

  1. Le CCHST sur le télétravail : https://www.cchst.ca/oshanswers/hsprograms/telework.html
  2. Guide d’implantation du télétravail en entreprise de TechnoCompétences : https://www.technocompetences.qc.ca/wp-content/uploads/2018/11/2016_Guide_teletravail_TECHNOComp%C3%A9tences.pdf
  3. COVID-19 et entreprises de l’INRS: http://www.inrs.fr/actualites/COVID-19-et-entreprises.html
  4. Protect home workers du HSE : https://www.hse.gov.uk/toolbox/workers/home.htm
  5. Télétravail à domicile : guide d’aide à l’évaluation des risques et à la recherche de mesures de prévention associées https://www.carsat-nordpicardie.fr/images/stories/GRP/mp%20teletravail.pdf

L’isolement social et professionnel n’est pas un enjeu nouveau. Toutefois, il prend une ampleur importante dans le contexte actuel où la distanciation sociale est nécessaire. En contexte de télétravail, le travailleur a généralement beaucoup d’autonomie et de marge de manœuvre pour organiser par lui-même ses tâches et son horaire. Toutefois, malgré cela, le travailleur pourrait être impacté négativement par un sentiment de solitude. Dans ce contexte, les troubles de santé mentale peuvent se développer silencieusement (sans signes avant-coureurs). Pour agir en prévention, il est important que le travailleur en télétravail ait un accès facile et rapide à du support. Par exemple, il pourrait être aidant d’organiser des réunions régulières avec les collègues par visioconférence, de planifier des réunions avec le gestionnaire immédiat, de garder contact avec le collectif de travail via la messagerie instantanée, etc. Ces actions de prévention pourraient aider à limiter les conséquences négatives sur la santé et la production.

Sources :
https://www.inspq.qc.ca/publications/1733
http://www.inrs.fr/actualites/COVID-19-et-entreprises.html

Les employeurs sont dans l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique des travailleurs (LSST, a. 51). Le télétravail représente une solution efficace afin de réduire l’exposition à la COVID-19. Par contre, le travail à la maison peut présenter plusieurs défis, surtout quand les enfants doivent eux aussi faire l’école à distance.
Voici cinq éléments essentiels à un télétravail efficace :

  1. Support des gestionnaires : les gestionnaires doivent garder contact avec leur équipe pour notamment aider les travailleurs à identifier les priorités et offrir les ressources nécessaires à la réalisation de leurs tâches ;
  2. Outils et formations : l’employeur doit fournir les outils adaptés pour réaliser le travail à distance et la formation pour les utiliser. Afin de limiter l’isolement social et professionnel, il est important de fournir aux travailleurs des outils de communication à distance, comme des systèmes de visioconférences, courriels, messagerie instantanée et autres outils de travail collaboratif ;
  3. Formulation d’attentes claires : les résultats attendus, le temps de travail et les plages de disponibilités des travailleurs doivent être clairement communiqués ;
  4. Autonomie et latitude organisationnelle : en fonction de leur contexte familial, les travailleurs doivent avoir l’opportunité de travailler dans le lieu et au moment qui leur convient le mieux afin de rester efficaces. Il est recommandé de définir un horaire de travail fixe. Maintenir son horaire habituel peut être une solution gagnante. Aussi, il est recommandé de planifier la charge de travail hebdomadaire en fonction des priorités et du contexte familial ;
  5. Stratégies personnalisées de conciliation travail / vie personnelle : il n’existe pas de stratégie universelle de télétravail efficace. Chaque travailleur doit développer sa stratégie personnelle qui lui permet de maintenir une barrière entre son travail et sa vie personnelle. Pour y arriver, il est important que l’employeur laisse de la marge de manœuvre aux travailleurs, notamment pour aménager leur temps de travail selon leurs besoins. Voici quelques recommandations pour faciliter la conciliation travail / vie personnelle : il est important de prévoir des pauses, d’avoir un endroit dédié au travail et d’avoir une plage horaire définie. Lorsque la journée de travail est terminée, on ferme tous les appareils électroniques et on se déconnecte du travail !

Finalement, ces cinq éléments doivent absolument être accompagnés d’une relation de confiance entre les gestionnaires et les travailleurs, ainsi que dans l’ensemble du collectif de travail.

Sources :
http://www.inrs.fr/actualites/COVID-19-et-entreprises.html
https://www.cchst.ca/oshanswers/hsprograms/telework.html
https://www.cnesst.gouv.qc.ca/salle-de-presse/Pages/coronavirus.aspx
https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/multimedia/video/institutional-videos/WCMS_738734/lang--fr/index.htm

Stress, anxiété et déprime en contexte de pandémie

L’actuelle pandémie du coronavirus (COVID-19) constitue une réalité particulière et inhabituelle. En effet, dans un tel contexte, de nombreuses personnes vivront des réactions de stress, d’anxiété et de déprime. Celles-ci peuvent se manifester sur le plan physique (ex. maux de tête, tension dans la nuque, insomnie, diminution de l’appétit, etc.), sur les plans psychologique et émotionnel (ex. inquiétudes et insécurité en lien avec le virus, sentiment d’être dépassé par les événements, impuissance, présence de sentiments de découragement, de tristesse, de colère) ou encore sur le plan comportemental (ex. difficultés de concentration, irritabilité, difficulté à prendre des décisions, augmentation de la consommation d’alcool, de drogues et de médicaments).

Source :
Stress, anxiété et déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19 : https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/stress-anxiete-et-deprime-associes-a-la-maladie-a-coronavirus-covid-19/  (Page consultée le 31 mars 2020; Texte adapté)

Un manque d’information ou des informations contradictoires peuvent exacerber les manifestations reliées au stress, à l’anxiété et à la déprime ressenties dans un contexte de pandémie. En cette matière, il est donc conseillé de faire preuve de vigilance en consultant des sources d’information fiables, en se méfiant des nouvelles sensationnalistes provenant de sources peu connues ou douteuses et en limitant le temps passé à chercher de l’information au sujet de la COVID-19, car une surexposition peut contribuer à augmenter les réactions de stress, d’anxiété ou de déprime.

Par ailleurs, prendre soin de soi (maintenir de saines habitudes de vie, pratiquer des activités de loisir, rester en contact avec les gens qui nous font du bien, accepter l’aide des autres, etc.) peut contribuer à atténuer les manifestations reliées au stress, à l’anxiété ou à la déprime.

Source :
Stress, anxiété et déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19 : https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/stress-anxiete-et-deprime-associes-a-la-maladie-a-coronavirus-covid-19/ (Page consultée le 31 mars 2020; Texte adapté)

De façon générale, il est possible de surmonter les réactions de stress, d’anxiété et de déprime. Par contre, il se peut qu’après un certain temps (semaines ou mois), les malaises persistent et s’aggravent. La présence de certains signes (ex. sensation d’étouffer, difficultés de sommeil importantes, pensées négatives envahissantes, difficulté à assumer les tâches quotidiennes, surveillance constante des symptômes reliés au virus, conflit avec l’entourage, etc.) peut démontrer que vos ressources personnelles ne vous permettent plus de gérer vos inquiétudes au quotidien. Il pourrait alors être bénéfique pour vous d’aller chercher de l’aide.

Si vous vivez du stress, de l’anxiété ou de la déprime, vous pouvez contacter le service Info-Social 811. Des professionnels en intervention psychosociale vous offriront du soutien et vous partageront de l’information et des conseils selon vos besoins.

Source :
Stress, anxiété et déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19 : https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/stress-anxiete-et-deprime-associes-a-la-maladie-a-coronavirus-covid-19/ (Page consultée le 31 mars 2020; Texte adapté)

Littérature scientifique nationale et internationale

  • LitCovid est un centre de documentation qui propose un suivi des informations scientifiques à jour sur COVID-19. Les articles sont mis à jour quotidiennement et sont classés en fonction de différents sujets de recherche.
  • Le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) regroupe différentes publications sur sa page COVID-19.
    • Le document intitule Guidance on Preparing Workplaces for COVID-19 vise à aider les employeurs dans la mise en œuvre des contrôles techniques, administratifs, des pratiques de travail sécuritaire ainsi que dans le choix des équipements de protection individuelle (EPI). Ce guide est destiné à des fins de planification.
    • Return to Work for Healthcare Personnel fournit des critères de retour au travail pour le personnel de santé confirmé ou suspecté d’être atteint de COVID-19
  • La revue Québec Science publiait en octobre 2019 un dossier intitulé Prêts pour la prochaine pandémie?
  • Le centre de ressources sur le coronavirus du magazine The Lancet. Cette ressource rassemble le nouveau contenu du magazine à propos du COVID-19 au fur et à mesure de leur publication. (en anglais)
  • Elsevier COVID-19 Clinical Tool Kit offre en accès libre des ressources et des outils cliniques axés sur les dernières pratiques fondées sur des données probantes pour COVID-19 couvrant des sujets allant de la gestion des symptômes au diagnostic et au traitement.

Ressources des partenaires et des institutions

Associations sectorielles paritaires (ASP)

Gouvernement du Québec 

Gouvernement du Canada

Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

L'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)


Cette page est actualisée régulièrement selon l’évolution de la situation.

Dernière mise à jour : 1er avril 2020 12 h 40