IRSST - Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail

COVID-19 et SST

La contribution de la recherche en santé et en sécurité du travail (SST) à la lutte contre la pandémie.

Pour contribuer à la lutte contre la pandémie COVID-19 qui sévit partout dans le monde, l’IRSST met à profit son expertise en santé et en sécurité du travail (SST). Nos équipes de recherche sont à pied d’œuvre pour répondre aux demandes que nous avons reçues en lien avec la COVID-19 et la SST. L’IRSST effectue aussi une veille scientifique pour rendre disponibles les connaissances produites au Québec et à l’international concernant la santé et la sécurité des travailleurs.

 Cette page est actualisée régulièrement selon l’évolution de la situation.

Avis, recommandations et outils de l'IRSST

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Tous les avis, recommandations et outils

Questions et réponses

Coronavirus et mesures de prévention générales

Les coronavirus forment une vaste famille de virus qui peuvent être pathogènes chez l’homme et chez l’animal. Chez l’être humain, certains coronavirus peuvent entraîner des infections respiratoires dont les manifestations vont du simple rhume à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Le dernier coronavirus découvert est responsable de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

Texte adapté de :
Organisation mondiale de la santé. (2020). Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : questions-réponses. Tiré de https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/q-a-coronaviruses

Les symptômes les plus courants de la COVID-19 sont la fièvre, la fatigue, une toux sèche et des difficultés respiratoires. Les symptômes peuvent être légers et s’apparenter à ceux du rhume. Ils peuvent aussi être plus sévères, comme ceux associés à la pneumonie et à l’insuffisance pulmonaire. Bien qu’infectées, certaines personnes ne présentent aucun symptôme. La plupart des personnes guérissent sans avoir besoin de traitement particulier. Les personnes les plus à risque de complications sont les personnes immunodéprimées, celles atteintes de maladies chroniques telles que les maladies cardiaques, pulmonaires et rénales, ainsi que les personnes âgées de 70 ans et plus.

Toute personne qui a de la fièvre, qui tousse et qui a des difficultés à respirer doit contacter le 514 644-4545 pour la région de Montréal, le 450 644-4545 pour la région de la Montérégie, le 418 644-4545 pour la région de Québec, le 819 644-4545 pour la région l’Outaouais ou le 1 877 644-4545 (sans frais) ailleurs au Québec. Vous serez orienté rapidement vers l’établissement de santé le plus adapté.

Texte adapté de :
Québec (Province). (2020). Informations générales sur la maladie à coronavirus (COVID-19). Tiré de https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/informations-generales-sur-le-coronavirus/#c46469

Vous pouvez réduire le risque d’être infecté ou de propager la COVID-19 en prenant quelques précautions simples :

  • Lavez-vous fréquemment et soigneusement les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon. Se laver les mains de cette façon tue le virus s’il est présent sur vos mains.
  • Tenez-vous le plus loin possible des autres personnes qui toussent ou qui éternuent. Une personne infectée peut émettre dans l’air des particules qui peuvent contenir le virus.
  • Si vous êtes malade, évitez le contact avec les personnes plus vulnérables, dont les personnes âgées, les personnes immunodéprimées et les personnes ayant une maladie chronique.
  • Évitez de toucher vos yeux, nez et bouche. Les mains sont en contact avec de nombreuses surfaces qui peuvent être contaminées par le virus. Si vous vous touchez les yeux, le nez ou la bouche, le virus peut pénétrer dans votre organisme et vous pouvez tomber malade.
  • Veillez à respecter les règles d’hygiène respiratoire et à ce que les personnes autour de vous en fassent autant. En cas de toux ou d’éternuement, il faut se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude, ou avec un mouchoir et jeter le mouchoir immédiatement après.

Chaque personne a un rôle à jouer afin de diminuer les risques de propagation du virus. À cet égard, le port d’un masque barrière de type communautaire dans les espaces publics pourrait s’avérer bénéfique en bloquant les sécrétions respiratoires propulsées par la toux, les éternuements ou la parole du porteur du masque.

Texte adapté de :
Organisation mondiale de la santé. (2020). Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : questions-réponses. Tiré de https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/q-a-coronaviruses

Québec (Province). (2020). La maladie à coronavirus (COVID-19) au Québec. Tiré de https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/#c47702

La période d’incubation est le temps qui s’écoule entre l’infection et l’apparition des symptômes de la maladie. On estime actuellement que la période d’incubation de la COIVD-19 dure de 1 à 14 jours et le plus souvent autour de cinq jours. Ces estimations seront actualisées à mesure que de nouvelles données seront disponibles.
 

Texte adapté de :
Organisation mondiale de la santé. (2020). Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : questions-réponses. Tiré de https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/q-a-coronaviruses

On ne sait pas avec certitude combien de temps le virus responsable de la COVID-19 survit sur les surfaces mais il semble qu’il se comporte comme les autres coronavirus. Les études (et les informations préliminaires sur la COVID-19) tendent à montrer que les coronavirus peuvent survivre et rester infectieux de quelques heures jusqu’à 9 jours selon :

  1. le type de surface (plastique, métal, verre, carton, etc.),
  2. la température,
  3. et l’humidité.

Concernant les coronavirus de type SARS, incluant le SARS-CoV-2 responsable de la maladie COVID-19, ils semblent survivre plus longtemps sur des surfaces très lisses comme le plastique, le verre ou l’acier inoxydable, soit environ de 2 à 9 jours. Spécifiquement, le SARS-CoV-2 à 21-23°C et 65% d’humidité survit environ 3 jours sur le plastique, 2 jours sur l’acier inoxydable, 1 journée sur le carton, 4 heures sur le cuivre et quelques heures sous forme d’aérosol (lorsque l’on tousse par exemple). Ces temps de survie pourraient potentiellement être modifiés par une variation de température et d’humidité, mais pour l’instant, il n’y a pas données pour vérifier cette hypothèse.

La contamination de différentes surfaces pourrait donc être une source potentielle de transmission virale. Toutefois, il n’y a pas de données actuellement concernant la transmissibilité du SARS-CoV-2 d’une surface contaminée vers les mains, c’est-à-dire quelle quantité de virus peut se retrouver sur les mains à la suite d’un contact et quelle est la fréquence de contamination des mains.

À la lumière de ces informations, les meilleurs moyens de prévention sont le nettoyage et la désinfection des surfaces fréquemment touchées et le lavage régulier des mains.

Texte adapté de  :
Organisation mondiale de la santé. (2020). Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : questions-réponses. Tiré de https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/q-a-coronaviruses

van Doremalen, N., Bushmaker, T., Morris, D. H., Holbrook, M. G., Gamble, A., Williamson, B. N., . . . Munster, V. J. (2020). Aerosol and surface stability of SARS-CoV-2 as compared with SARS-CoV-1. The New England Journal of Medicine, (382), 1564-1567. doi: 10.1056/NEJMc2004973 https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2004973

Kampf, G., Todt, D., Pfaender, S. et Steinmann, E. (2020). Persistence of coronaviruses on inanimate surfaces and their inactivation with biocidal agents. Journal of Hospital Infection, 104(3), 246-251. doi: 10.1016/j.jhin.2020.01.022

Le nettoyage consiste à déloger les germes (bactéries, virus), la saleté et les impuretés des surfaces en utilisant de l’eau et du savon ou un nettoyant ménager courant. Le nettoyage ne permet pas de tuer les germes, mais le fait de les déloger en bonne partie des surfaces contribue à diminuer leur risque de propagation. Plusieurs organismes publics recommandent un nettoyage quotidien des milieux de travail et une fréquence accrue pour les surfaces fréquemment touchées comme les poignées de porte, les interrupteurs, les boutons d’ascenseur, etc.

La désinfection implique le recours à des produits chimiques pour tuer les germes qui demeureraient sur les surfaces, ce qui réduit encore plus le risque de propagation. Comme les désinfectants sont moins performants en présence de salissures, il est conseillé, lorsque les surfaces sont souillées, de procéder à un nettoyage préalablement à la désinfection.  Les désinfectants ayant un numéro d’identification de médicament (DIN) attribué par Santé Canada sont à privilégier. À cet égard, Santé Canada a publié une liste de désinfectants pour surfaces dures susceptibles d'être efficaces contre les coronavirus (COVID-19). Des alternatives, comme une solution d’eau de Javel diluée (1 partie d’eau de Javel pour 9 parties d’eau), peuvent également être envisagées. La fréquence de désinfection doit être établie en fonction de la probabilité que les surfaces aient été contaminées par le virus.

Santé Publique Ontario propose des conseils sur le nettoyage et la désinfection des lieux de travail, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a publié un document rassemblant les questions et les réponses sur le nettoyage des surfaces et Safe Work Australia publie un guide qui présente, sous forme de tableaux détaillés, des recommandations pour les milieux de travail en fonction des types de matériaux et d’objets à nettoyer ou à désinfecter et ce, selon les circonstances (entretien de routine, cas suspecté ou confirmé de COVID-19).

Référence :
Canada. (2020). Désinfectants pour surfaces dures et désinfectants pour les mains (COVID-19). Tiré de https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/desinfectants/covid-19.html

Santé publique Ontario. (2020). Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : nettoyage et désinfection des lieux publics. Tiré de https://www.publichealthontario.ca/-/media/documents/ncov/factsheet-covid-19-environmental-cleaning.pdf?la=fr

Institut national de santé publique. (2020). COVID-19 : nettoyage de surfaces : questions-réponses. Tiré de https://www.inspq.qc.ca/covid-19/environnement/nettoyage-surfaces

Safe Work Australia. (2020). How to clean and disinfect your workplace: COVID-19. Tiré de https://swa.govcms.gov.au/doc/how-clean-and-disinfect-your-workplace-covid-19

Safe Work Australia. (2020). Trades and home maintenance: Cleaning. Tiré de https://swa.govcms.gov.au/covid-19-information-workplaces/industry-information/trades-and-home-maintenance/cleaning?tab=tab-toc-employer#heading--1--tab-toc-how_to_clean_and_disinfect

Travailleurs à risque

Dans la majorité des emplois, le risque d’exposition à la COVID-19 est relativement faible. Par contre, les travailleurs qui œuvrent dans le secteur des services sont plus à risque, surtout ceux pouvant être en contact avec des personnes infectées. Selon l’Occupational Safety and Health Administration (OSHA), les secteurs d’activités présentant plus de risques sont :

  • le secteur de la santé et des services sociaux (incluant les services paramédicaux, les services de laboratoire et tout autre service de soutien, comme les préposés à l’entretien ménager);
  • les services funéraires (salons funéraires, coroners, etc.);
  • les services aériens;
  • les services de gestion des matières résiduelles (déchets, recyclage, compostage – collecte et tri);
  • et tout emploi impliquant des déplacements (ex. : camionnage).

À cette liste, le secteur du commerce de détail, comprenant les pharmacies et les supermarchés, et celui du transport de personnes (autobus et taxis notamment) pourraient être ajoutés.

l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail proposent, sous forme de fiches synthèse, des mesures de prévention de la COVID-19 en milieu de travail pour un certain nombre de secteurs d’activités considérés à risque plus élevé.​

Source :
Occupational Safety and Health Administration. (2020). COVID-19: Hazard recognition. Tiré de https://www.osha.gov/SLTC/covid-19/hazardrecognition.html#exposure_risk

Institut national de santé publique. (2020). COVID-19 (coronavirus). Tiré de https://www.inspq.qc.ca/

Basé sur des épidémies et crises économiques passées, l’Organisation internationale du travail (OIT) a rapporté que les femmes sont plus représentées dans les secteurs à risques, comme le secteur des services (service à la clientèle dans les entreprises de détail, service à la petite enfance et secteur de la santé et des services sociaux). Mondialement, l’OIT estime que 58,6% des travailleuses œuvrent dans le secteur des services, comparativement à 45,4% des hommes en emploi. En plus, selon l’OIT les femmes ont moins accès à une protection sociale que les hommes. Ainsi, elles doivent notamment assumer elles-mêmes les frais divers en cas d’atteinte à leur santé.
Source : International Labour Organization (18 mars 2020). COVID-19 and the world of work: Impacts and responses.

Tirée :
International Labour Organization. (2020). COVID-19 and the word of work : Impact and policy responses. Tiré de https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/documents/briefingnote/wcms_738753.pdf

Protection respiratoire

L’APR de type N95 est une pièce faciale filtrante jetable avec un facteur de protection caractéristique (FPC) de 10. Il existe plusieurs autres APR qui fournissent une protection équivalente ou supérieure à l'APR de type N95. Ainsi, dans un contexte de pénurie éventuelle des APR de type N95 jetables, plusieurs autres APR sont utilisables; des pièces faciales filtrantes jetables (P et R95; N, P et R99; N, P et R100); des demi-masques et masques complets en élastomère réutilisables et des appareils de protection respiratoire motorisés à épuration d’air avec des pièces faciales non hermétiques de type cagoule ou masque souple/visière-écran.

Pour en savoir plus, consulter l'avis Que faire en cas de pénurie d’appareils de protection respiratoire de type N95?

Afin de réduire le nombre d'APR de type N95 jetables utilisés en contexte de pénurie, une utilisation prolongée des APR peut être envisagée. L’utilisation prolongée fait référence à la pratique de porter le même APR pour des rencontres successives avec plusieurs patients, sans retirer l'APR entre les patients. Une utilisation prolongée ne signifie pas une réutilisation qui consiste au retrait, à l’entreposage puis à la réutilisation de l’appareil de protection respiratoire. Une stratégie d’utilisation prolongée plutôt qu’une stratégie de réutilisation serait à privilégier afin de limiter le risque de contacts répétés avec l’APR et le visage du travailleur.

Si toutefois une stratégie de réutilisation devenait inévitable en raison d'une pénurie réelle d'APR, des précautions particulières doivent être prises. À cet effet, l'Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) a produit une vidéo qui propose différentes étapes à suivre pour une réutilisation sécuritaire des APR jetables. Une utilisation prolongée, ou une réutilisation est à proscrire pour les interventions médicales génératrices d’aérosols (IMGA). Enfin, dès qu’un APR de type N95 a été souillé, il doit être jeté.

Pour en savoir plus, consulter l'avis Que faire en cas de pénurie d’appareils de protection respiratoire de type N95?

Dans un contexte de pénurie d’APR de type N95, l’utilisation d'un N95 périmé est envisageable. Une vérification minutieuse préalable de l’aspect physique du N95 doit cependant être effectuée pour identifier une possible dégradation physique qui entraînerait une perte d’étanchéité. Si le N95 ne présente pas de dégradation physique, le travailleur doit absolument réussir la vérification de l'étanchéité.

Pour en savoir plus, consulter l'avis Que faire en cas de pénurie d’appareils de protection respiratoire de type N95?

Le virus SRAS-CoV-2, causant la COVID-19, survit sur les surfaces, telles que le plastique, le carton et les tissus. Ainsi, la surface externe des APR et des masques chirurgicaux peut rapidement être contaminée. Lors de sa réutilisation, la manipulation d’un APR contaminé présenterait un risque d’infection pour le travailleur de la santé. En temps normal, les APR de type N95 (pièces faciales filtrantes jetables N95) sont utilisés une seule fois puis jetés. Puisqu’une pénurie d’APR de type N95 est possible dans le contexte actuel de pandémie de la COVID-19, la décontamination de cet équipement de protection pour une réutilisation est maintenant considérée.

La décontamination des APR de type N95 doit être considérée comme une solution de dernier recours dans un cas de pénurie réelle. Une méthode de décontamination efficace des APR de type N95 doit réduire la charge des agents pathogènes, maintenir leur fonction et ne présenter aucun danger chimique résiduel. Le médium filtrant des respirateurs approuvés par le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) varie selon le fabricant. Or, la capacité du médium filtrant du respirateur à résister au nettoyage et à la désinfection n'est pas une exigence de performance du NIOSH. Le Laboratoire national de technologie de protection individuelle (NPPTL), du NIOSH et d’autres chercheurs ont étudié l’impact de diverses méthodes de décontamination sur l’efficacité de la filtration, l’ajustement des APR et la capacité de réduire les virus ou bactéries viables sur les respirateurs.

Source :
Centers for Disease Control and Prevention. (2020). Coronavirus disease 2019: Decontamination & reuse of filtering facepiece respirators. Tiré de https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/ppe-strategy/decontamination-reuse-respirators.html

Jusqu’à ce jour, l’irradiation germicide par rayonnement ultraviolet (UVGI), la vapeur de peroxyde d’hydrogène (VHP) et la chaleur humide semblent être les méthodes les plus prometteuses pour la décontamination des appareils de protection respiratoire de type N95.

Irradiation germicide par rayonnement ultraviolet (UVGI)
L’UVGI consiste à soumettre les APR à un rayonnement ultraviolet dans un cabinet de biosécurité. On peut en trouver dans des laboratoires universitaires ou en milieu hospitalier. L'UVGI est une méthode prometteuse, mais son utilisation doit prendre en considération les facteurs suivants :

  1. son efficacité dépend de la dose UV utilisée (intensité et temps de traitement);
  2. les effets des UV sur la capacité d’ajustement et l’étanchéité de l’APR;
  3. la méthodologie d’exposition aux UV et la géométrie des systèmes utilisés, notamment en raison des effets d’ombre produits par les multiples couches de la construction du respirateur. 

Vapeur de peroxyde d’hydrogène (VHP)
Le procédé utilise de l’équipement spécialisé permettant d’aérosoliser le peroxyde d’hydrogène, qui imbibe alors toutes les couches de l’APR et tue tous les pathogènes – y compris les virus – qui s’y trouvent, sans abîmer l’APR. Il s’agit d’une technique déjà utilisée depuis plusieurs années pour la désinfection d’instruments médicaux, mais c’est la première fois qu’on pense à l’utiliser pour désinfecter des APR de type N95. Récemment, des chercheurs de l’Université Duke, en Caroline du Nord, ont validé cette technique pour les APR et souhaitent diffuser largement les protocoles de désinfection qu’ils ont utilisés pour que tous les établissements et toutes les compagnies qui disposent de l’équipement nécessaire puissent y avoir recours. 

Chaleur humide
La chaleur humide est employée dans les industries pharmaceutiques, agroalimentaires et d’appareils médicaux pour rendre les produits sécuritaires pour une utilisation ou une consommation humaine. Dans les milieux de soins, ce procédé est utilisé depuis plusieurs décennies pour désinfecter les articles de soins aux patients, allant des bassins de lit au matériel d'anesthésie. Les conditions nécessaires pour réaliser la désinfection des micro-organismes à des températures allant de 65 à 100 °C sont donc bien établies.

D’autres méthodes de décontamination peuvent être considérées, soient la stérilisation par la vapeur, l’irradiation par rayon gamma, l’utilisation de l’ozone ou de l’oxyde d’éthylène. Cependant, aucune étude n’a montré jusqu’à maintenant de résultats concluants avec ces méthodes.

Source :
Centers for Disease Control and Prevention. (2020). Coronavirus disease 2019: Decontamination & reuse of filtering facepiece respirators. Tiré de https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/ppe-strategy/decontamination-reuse-respirators.html

Schwartz, A., Stiegel, M., Greeson, N., Vogel, A., Thomann, W., Brown, M., . . . Lewis, S. (2020). Decontamination and reuse of N95 respirators with hydrogen peroxide vapor to address worldwide personal protective equipment shortages during the SARS-CoV-2 (COVID-19) pandemic. Applied Biosafety. doi: 10.1177/1535676020919932

Lorsqu’un fabricant (ou un tiers parti) fournit des informations montrant qu’un APR peut être décontaminé avec succès, sans que sa performance ne soit affectée, cet APR décontaminé peut en principe être porté pour toutes les activités de soins aux patients.
Cependant, comme le mentionne les CDC dans une publication parue le 2 avril 2020, il n’y a pour l’instant aucune donnée assurant l’efficacité des méthodes de décontamination appliquées à l’APR de type N95, pour contrer spécifiquement le SRAS-CoV-2. Conséquemment, même après sa décontamination, un APR doit être manipulé avec précaution, incluant :

  • se laver les mains avec du savon et de l'eau ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool avant et après avoir touché ou ajusté l’APR,
  • éviter de toucher l'intérieur du respirateur,
  • utiliser une paire de gants propres (non stériles) pour mettre le respirateur et effectuer une vérification d'étanchéité,
  • inspecter visuellement l’APR pour déterminer si son intégrité a été compromise,
  • vérifier que les composants tels que les sangles, l'arête nasale et la mousse de nez ne se sont pas dégradés, ce qui peut affecter la qualité de l'ajustement et l'étanchéité,
  • si l'intégrité d'une partie du respirateur est compromise ou si une vérification de l'étanchéité ne peut pas être effectuée, jeter le respirateur et en prendre un autre.

Source :
Centers for Disease Control and Prevention. (2020). Coronavirus disease 2019: Decontamination & reuse of filtering facepiece respirators. Tiré de https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/ppe-strategy/decontamination-reuse-respirators.html

Télétravail

La pandémie de la COVID-19 a entraîné une recrudescence du télétravail. Selon une enquête de Statistique Canada, près de 40% des travailleurs étaient en télétravail dans la semaine du 22 mars 2020. La majorité de ces travailleurs n’avait pas l’habitude de travailler de la maison. Ainsi, bon nombre d’entre eux n’y étaient probablement pas préparés.

Le télétravail présente plusieurs avantages autant pour les travailleurs que pour les employeurs. Par contre, certains enjeux sont à considérer avec attention, car l’isolement physique du télétravailleur peut rendre certains risques plus critiques. Parmi ces enjeux : l’isolement social et professionnel, la difficulté à se déconnecter du travail, les interruptions venant de la famille ou des colocataires, les difficultés à maintenir les contacts entre les gestionnaires et les employés ainsi que la réalisation des tâches dans un environnement et avec des équipements inadéquats.

Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), le télétravail en contexte de pandémie présente des caractéristiques particulières :

  • Il a été rapidement imposé;
  • Il est fait sur une période continue, sans retour ponctuel dans le milieu de travail;
  • Il est réalisé à domicile, sans possibilité de travailler dans un tiers lieu (espace de co-working, café, bibliothèque, etc.);

Dans la majorité des cas, il se déroule dans un environnement où des membres du logis sont aussi confinés (télétravailleurs, enfants faisant l’école à la maison, enfants en bas âge, etc.). Dans le contexte actuel de télétravail temporaire et imposé, il se pourrait que les conditions gagnantes ne soient pas toutes présentes pour préserver la santé des télétravailleurs. L’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail, secteur « administration provinciale » (APSSAP) a mis en ligne des ressources pour aider les travailleurs et leur organisation à trouver des solutions créatives afin de limiter les risques pour la santé.

Il existe plusieurs guides et ressources pour s’informer et pallier les enjeux en SST liés au télétravail. En voici quelques-uns :

Le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST) :

L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) :

Références :

Charalampous, M., Grant, C. A., Tramontano, C. et Michailidis, E. (2019). Systematically reviewing remote e-workers' well-being at work: A multidimensional approach. European Journal of Work and Organizational Psychology, 28(1), 51-73. doi: 10.1080/1359432x.2018.1541886

Institut national de recherche et de sécurité. (2020). Le télétravail : quels risques? Quelles pistes de prévention? Tiré de http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206384

Institut national de recherche et de sécurité. (2020). Le télétravail en situation exceptionnelle. Tiré de http://www.inrs.fr/risques/teletravail-situation-exceptionnelle/ce-qu-il-faut-retenir.html

Statistique Canada. (14 avril 2020). Série d'enquêtes sur les perspectives canadiennes 1 : la COVID-19 et travailler de la maison, 2020. Tiré de https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/200417/dq200417a-fra.htm

 
 
 

L’isolement social et professionnel n’est pas un enjeu nouveau. Toutefois, il prend une ampleur importante dans le contexte actuel où la distanciation physique est nécessaire. En contexte de télétravail, le travailleur a généralement plus d’autonomie et de marge de manœuvre pour organiser par lui-même ses tâches et son horaire. Malgré cela, le travailleur pourrait être impacté négativement par un sentiment de solitude. Dans ce contexte, les troubles de santé mentale peuvent se développer silencieusement (sans signes avant-coureurs). Pour agir en prévention, il est important que le télétravailleur ait un accès facile et rapide à du support autant social que technique. Par exemple, il pourrait être aidant d’organiser des réunions régulières avec les collègues par visioconférence, de planifier des réunions avec le gestionnaire immédiat, de garder contact avec le collectif de travail via la messagerie instantanée, d’organiser des pauses café virtuelles, etc. En plus, iI est essentiel de s’assurer que les outils de communication répondent aux besoins du collectif et de porter une attention particulière aux nouveaux travailleurs. Ces actions de prévention pourraient aider à limiter les conséquences négatives sur la santé et la production.

Références :

Charalampous, M., Grant, C. A., Tramontano, C. et Michailidis, E. (2019). Systematically reviewing remote e-workers' well-being at work: A multidimensional approach. European Journal of Work and Organizational Psychology, 28(1), 51-73. doi: 10.1080/1359432x.2018.1541886

Institut national de recherche et de sécurité. (2020). Le télétravail en situation exceptionnelle. Tiré de http://www.inrs.fr/risques/teletravail-situation-exceptionnelle/ce-qu-il-faut-retenir.html

St-Amour, N. et Bourque, M. (2013). Conciliation travail-famille et santé : le Québec peut-il s'inspirer des politiques gouvernementales mises en place dans d'autres pays? Tiré de https://www.inspq.qc.ca/publications/1718

Les employeurs sont dans l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique des travailleurs (LSST, a. 51). Pendant la pandémie, le télétravail représente une solution efficace afin de réduire l’exposition à la COVID-19. En plus, le télétravail peut représenter plusieurs avantages comme une augmentation de la satisfaction au travail, de l’engagement et du sentiment d’autonomie, ainsi qu’une réduction du sentiment de fatigue. Par contre, le travail à la maison peut présenter plusieurs défis, surtout quand les enfants doivent eux aussi faire l’école à distance.

Voici cinq éléments essentiels à un télétravail efficace :

  1. Support des gestionnaires : les gestionnaires doivent garder contact avec leur équipe en organisant des rencontres individuelles et collectives pour notamment aider les travailleurs à identifier les priorités et offrir les ressources nécessaires à la réalisation de leurs tâches ;
  2. Outils et formations : l’employeur doit fournir les outils adaptés pour réaliser le travail à distance et la formation pour les utiliser. Afin de limiter l’isolement social et professionnel, il est important de fournir aux travailleurs et gestionnaires des outils de communication à distance, comme des systèmes de visioconférences, courriels, messagerie instantanée et autres outils de travail collaboratif ;
  3. Formulation d’attentes claires : les résultats attendus, le temps de travail, les aménagements d’horaires et les plages de disponibilités des travailleurs doivent être clairement communiqués ;
  4. Autonomie et latitude organisationnelle : en fonction de leur contexte familial, les travailleurs doivent avoir l’opportunité de travailler dans le lieu et au moment qui leur convient le mieux afin de rester efficaces. Il est recommandé de définir un horaire de travail fixe. Maintenir son horaire habituel peut être une solution gagnante. Aussi, il est recommandé de planifier la charge de travail hebdomadaire en fonction des priorités et du contexte familial ;
  5. Stratégies personnalisées de conciliation travail / vie personnelle : il n’existe pas de stratégie universelle de télétravail efficace. Chaque travailleur doit développer sa stratégie personnelle qui lui permet de maintenir une barrière entre son travail et sa vie personnelle. Pour y arriver, il est important que l’employeur laisse de la marge de manœuvre aux travailleurs, notamment pour aménager leur temps de travail selon leurs besoins. Voici quelques recommandations pour faciliter la conciliation travail / vie personnelle : il est important de prévoir des pauses, d’avoir un endroit dédié au travail (p. ex.: un endroit isolé) et d’avoir une plage horaire définie. Lorsque la journée de travail est terminée, on ferme tous les appareils électroniques et l’on se déconnecte du travail !

Ces cinq éléments doivent absolument être accompagnés d’une relation de confiance entre les gestionnaires et les travailleurs, ainsi que dans l’ensemble du collectif de travail.

Lors du déconfinement graduel, et une fois que la pandémie sera terminée, certaines organisations et certains travailleurs voudront peut-être poursuivre la pratique du télétravail. Cette expérience exceptionnelle de télétravail en contexte de pandémie pourra guider les organisations dans l’implantation du télétravail de manière plus structurée, efficace et adaptée aux besoins de chacun.

L’organisation gagnera à organiser des rencontres régulières avec les gestionnaires et les représentants des travailleurs pour faire des suivis et ajuster les modalités du télétravail.

Voici quelques guides qui pourront vous accompagner dans l’implantation du télétravail à long terme :

Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) :

TechnoCompétences :

Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail Nord-Picardie (CARSAT – France) :

Références :

Charalampous, M., Grant, C. A., Tramontano, C. et Michailidis, E. (2019). Systematically reviewing remote e-workers' well-being at work: A multidimensional approach. European Journal of Work and Organizational Psychology, 28(1), 51-73. doi: 10.1080/1359432x.2018.1541886

Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail. (2020). Questions et réponses  : COVID-19. Tiré de https://www.cnesst.gouv.qc.ca/salle-de-presse/covid-19/Pages/coronavirus.aspx

Institut national de recherche et de sécurité. (2020). Le télétravail : quels risques? Quelles pistes de prévention? Tiré de http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206384

Institut national de recherche et de sécurité. (2020). Le télétravail en situation exceptionnelle. Tiré de http://www.inrs.fr/risques/teletravail-situation-exceptionnelle/ce-qu-il-faut-retenir.html

Institut national de recherche et de sécurité. (2020). COVID-19 et entreprises : foire aux questions. Tiré de http://www.inrs.fr/actualites/COVID-19-et-entreprises.html

Organisation internationale du travail. (2020). COVID-19 : protéger les travailleurs : 5 choses à savoir pour un télétravail efficace. Tiré de https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/multimedia/video/institutional-videos/WCMS_738734/lang--fr/index.htm

Risques psychosociaux du travail

L’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) définit les risques psychosociaux du travail comme des « facteurs qui sont liés à l’organisation du travail, aux pratiques de gestion, aux conditions d’emploi et aux relations sociales et qui augmentent la probabilité d’engendrer des effets néfastes sur la santé physique et psychologique des personnes exposées ». Le terme réfère donc aux sources de stress (ex.: manque de contrôle, charge de travail élevée, rôles conflictuels ou ambigus, équipement inadéquat, environnement physique délétère, relations difficiles, harcèlement, faible reconnaissance, violence).
Dans le contexte actuel de la pandémie et des nombreux bouleversements qu’elle génère, certains risques psychosociaux sont plus susceptibles de ressurgir :

  • Exposition à de la violence verbale ou physique de la part de clients – par exemple, pour le personnel travaillant dans un milieu de soins ou dans un commerce prioritaire (épicerie, pharmacie, quincaillerie, etc.);
  • Augmentation de la charge de travail – par exemple, pour les intervenants des services d’aide aux victimes de violence conjugale ou pour les livreurs de colis à domicile;
  • Crainte d’être contaminé ou de contaminer – par exemple, pour les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux ou encore ceux oeuvrant au sein des services de sécurité publique;
  • Travail isolé – par exemple, en situation de télétravail;
  • Faible soutien – par exemple, lorsqu’un travailleur en situation de télétravail a l'impression de ne plus pouvoir bénéficier du soutien habituel ou lorsque les exigences du travail ont considérablement augmenté et qu’un superviseur n’est pas en mesure d'offrir le même soutien;
  • Gestion déficiente du changement organisationnel – par exemple, lorsqu’une organisation doit se restructurer de façon urgente pour faire face aux effets de la COVID-19, et qu’elle n’arrive pas à fournir une information et un soutien suffisants à ses travailleurs.

Sources :
Brun, J.-P., Biron, C. et St-Hilaire, F. (2009). Guide pour une démarche stratégique de prévention des problèmes de santé psychologique au travail (Guide no RG-618). Montréal, QC: IRSST. Tiré de https://www.irsst.qc.ca/media/documents/PubIRSST/RG-618.pdf

Institut national de santé publique. (s.d.). Recommandations concernant la réduction des risques psychosociaux du travail en contexte de pandémie. Tiré de https://www.inspq.qc.ca/publications/2988-reduction-risques-psychosociaux-travail-covid19

Safe Work Australia. (2020). Mental health and COVID-19. Tiré de https://www.safeworkaustralia.gov.au/covid-19-information-workplaces/other-resources/mental-health-and-covid-19

Les risques psychosociaux doivent être pris en compte au même titre que les autres risques professionnels (mécaniques, physiques, chimiques ou biologiques, par exemple). Ainsi, de plus en plus de pays incitent fortement les organisations à les évaluer et à mettre en place des stratégies de prévention destinées à préserver l’intégrité psychologique de leurs travailleurs.

Les conseils suivants peuvent aider à gérer le stress associé à la pandémie de la COVID-19 :

  • Prendre contact régulièrement avec ses employés afin de leur permettre d’exprimer leurs préoccupations, en particulier les personnes qui semblent plus silencieuses, et discuter des mesures qui pourraient les aider;
  • Être un gestionnaire sécurisant en prenant l’engagement de demeurer présent auprès du personnel pendant et après la crise;
  • Offrir du renforcement positif et de la reconnaissance du travail accompli et des capacités d’adaptation;
  • Créer des cellules de soutien pour assurer des contacts réguliers entre les travailleurs et ainsi limiter le sentiment d’isolement;
  • Suivre de près l’évolution de la situation en consultant régulièrement des sources officielles et partager toute information pertinente avec ses employés. La communication est un élément clé, il faut communiquer l’information disponible de façon calme, continue et claire;
  • Informer les travailleurs de leurs droits s'ils deviennent inaptes au travail ou s’ils ont des responsabilités familiales;
  • Soutenir de manière proactive les travailleurs identifiés comme étant plus à risque de blessures psychologiques au travail (p. ex., les travailleurs de première ligne ou ceux qui travaillent à domicile);
  • Orienter au besoin les travailleurs vers les ressources pouvant leur apporter un soutien psychologique, comme les programmes d'aide aux employés ou les lignes d'écoute.

Pour des conseils s'adressant plus spécifiquement aux cadres et aux gestionnaires du réseau de la santé et des services sociaux, voir l'avis de l'IRSST Prévenir la détresse psychologique chez le personnel du réseau de la santé et des services sociaux.

Sources :
Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. (2020). Stress et anxiété en temps de pandémie. Tiré de https://ordrecrha.org/ressources/dossiers-speciaux/covid-19/stress-anxiete-en-temps-de-pandemie

Institut national de recherche et de sécurité. (s.d.). Risques psychosociaux (RPS). Tiré de http://www.inrs.fr/risques/psychosociaux/ce-qu-il-faut-retenir.html

Safe Work Australia. (2020). Mental health and COVID-19. Tiré de https://www.safeworkaustralia.gov.au/covid-19-information-workplaces/other-resources/mental-health-and-covid-19
https://www.cnesst.gouv.qc.ca/salle-de-presse/covid-19/Documents/DC100-2146G-Fiche-SantePsy-Covid19.pdf

Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail. (2020). Risques psychosociaux liés au travail. Tiré de https://www.cnesst.gouv.qc.ca/salle-de-presse/covid-19/Documents/DC100-2146G-Fiche-SantePsy-Covid19.pdf

Stress, anxiété et déprime en contexte de pandémie

L’actuelle pandémie du coronavirus (COVID-19) constitue une réalité particulière et inhabituelle. En effet, dans un tel contexte, de nombreuses personnes vivront des réactions de stress, d’anxiété et de déprime. Celles-ci peuvent se manifester sur le plan physique (ex. maux de tête, tension dans la nuque, insomnie, diminution de l’appétit, etc.), sur les plans psychologique et émotionnel (ex. inquiétudes et insécurité en lien avec le virus, sentiment d’être dépassé par les événements, impuissance, présence de sentiments de découragement, de tristesse, de colère) ou encore sur le plan comportemental (ex. difficultés de concentration, irritabilité, difficulté à prendre des décisions, augmentation de la consommation d’alcool, de drogues et de médicaments).

Texte adapté de :
Québec (Province). Stress, anxiété et déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19. Tiré de https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/stress-anxiete-et-deprime-associes-a-la-maladie-a-coronavirus-covid-19/

Un manque d’information ou des informations contradictoires peuvent exacerber les manifestations reliées au stress, à l’anxiété et à la déprime ressenties dans un contexte de pandémie. En cette matière, il est donc conseillé de faire preuve de vigilance en consultant des sources d’information fiables, en se méfiant des nouvelles sensationnalistes provenant de sources peu connues ou douteuses et en limitant le temps passé à chercher de l’information au sujet de la COVID-19, car une surexposition peut contribuer à augmenter les réactions de stress, d’anxiété ou de déprime.

Par ailleurs, prendre soin de soi (maintenir de saines habitudes de vie, pratiquer des activités de loisir, rester en contact avec les gens qui nous font du bien, accepter l’aide des autres, etc.) peut contribuer à atténuer les manifestations reliées au stress, à l’anxiété ou à la déprime.

Texte adapté de :
Québec (Province). Stress, anxiété et déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19. Tiré de https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/stress-anxiete-et-deprime-associes-a-la-maladie-a-coronavirus-covid-19/

De façon générale, il est possible de surmonter les réactions de stress, d’anxiété et de déprime. Par contre, il se peut qu’après un certain temps (semaines ou mois), les malaises persistent et s’aggravent. La présence de certains signes (ex. sensation d’étouffer, difficultés de sommeil importantes, pensées négatives envahissantes, difficulté à assumer les tâches quotidiennes, surveillance constante des symptômes reliés au virus, conflit avec l’entourage, etc.) peut démontrer que vos ressources personnelles ne vous permettent plus de gérer vos inquiétudes au quotidien. Il pourrait alors être bénéfique pour vous d’aller chercher de l’aide.

Si vous vivez du stress, de l’anxiété ou de la déprime, vous pouvez contacter le service Info-Social 811. Des professionnels en intervention psychosociale vous offriront du soutien et vous partageront de l’information et des conseils selon vos besoins.

Texte adapté de :
Québec (Province). Stress, anxiété et déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19. Tiré de https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/stress-anxiete-et-deprime-associes-a-la-maladie-a-coronavirus-covid-19/

Littérature scientifique nationale et internationale

  • LitCovid est un centre de documentation qui propose un suivi des informations scientifiques à jour sur COVID-19. Les articles sont mis à jour quotidiennement et sont classés en fonction de différents sujets de recherche.
  • Le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) regroupe différentes publications sur sa page COVID-19.
    • Le document intitule Guidance on Preparing Workplaces for COVID-19 vise à aider les employeurs dans la mise en œuvre des contrôles techniques, administratifs, des pratiques de travail sécuritaire ainsi que dans le choix des équipements de protection individuelle (EPI). Ce guide est destiné à des fins de planification.
    • Return to Work for Healthcare Personnel fournit des critères de retour au travail pour le personnel de santé confirmé ou suspecté d’être atteint de COVID-19
  • La revue Québec Science publiait en octobre 2019 un dossier intitulé Prêts pour la prochaine pandémie?
  • Le centre de ressources sur le coronavirus la revue The Lancet. Cette ressource rassemble le nouveau contenu du magazine à propos du COVID-19 au fur et à mesure de leur publication. (en anglais)
  • Elsevier COVID-19 Clinical Tool Kit offre en accès libre des ressources et des outils cliniques axés sur les dernières pratiques fondées sur des données probantes pour COVID-19 couvrant des sujets allant de la gestion des symptômes au diagnostic et au traitement.

Ressources des partenaires et des institutions

Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST)

  • Trousse Covid-19 Trousse COVID-19 : Une trousse d’outils virtuelle pour soutenir les milieux de travail afin de garantir que les services puissent reprendre ou continuer dans les conditions les plus sûres et les plus saines possibles dans le contexte de la COVID-19.

Associations sectorielles paritaires (ASP)

Gouvernement du Québec 

Gouvernement du Canada

Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

L'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)

Webinaires et formations

  • Le Centre patronal SST a préparé une programmation de webinaires gratuits spécialement conçus pour faire face aux défis pour assurer la santé et sécurité au travail de tous | Dates et sujets variés

Cette page est actualisée régulièrement selon l’évolution de la situation.

Dernière mise à jour : 28 mai 2020 12 h