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Prévention des risques mécaniques et physiques

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Prix et distinctions

(au cours des 5 dernières années)



Arch T. Colwell Merit Award

Publication de l’article « Experimental and Analytical Evaluations of a Torsio-Elastic Suspension for Off-Road Vehicles » lors du congrès mondial de la SAE International (2012)

  • Alireza Pazooki - Université Concordia
  • Dongpu Cao - Université of Waterloo
  • Subhash Rakheja - Université Concordia
  • Paul-Émile Boileau - IRSST

Bourses ÉREST-RRSSTQ

Pour l'affiche scientifique : «Le maillon faible – Le coussin d’un protecteur coquille: Analyse et caractérisation mécanique pour modélisation»

  • Sylvain Boyer - ÉTS
  • Franck Sgard - IRSST
  • Frédéric Laville - ÉTS

Bourses ÉREST-RRSSTQ

Pour l'affiche scientifique : « Étude de la transmission à travers un protecteur auditif de type «coquille» couplé au conduit auditif, à la tête et au torse : Modélisation et validation expérimentale »

  • Sylvain Boyer - ÉTS
  • Franck Sgard - IRSST
  • Frédéric Laville - ÉTS

Concours de vulgarisation scientifique 2012 de l’ÉTS

Deuxième prix du concours d’affiches

  • Martin Drummund - ÉTS
  • Franck Sgard - IRSST
  • Yvan Petit - ÉTS
  • Frédéric Laville - ÉTS

162nd Meeting of the Acoustical Society of America, San Diego, USA

Best Paper Award for Young Presenters in Noise : « A simplified axi-symmetric finite element model fo the human outer ear to determine the earplug induced auditory occusion effect »

  • Martin Drummund - ÉTS
  • Franck Sgard - IRSST
  • Yvan Petit - ÉTS
  • Frédéric Laville - ÉTS

Congrès de l’Association canadienne d’acoustique, Québec, Canada

Prix Étudiant Alexander Graham Bell en Communication Verbale et Audition : « Development of a 3D finite element model of the human external ear for simulation of the auditory occlusion effect »

  • Martin Drummund - ÉTS
  • Franck Sgard - IRSST
  • Yvan Petit - ÉTS
  • Frédéric Laville - ÉTS

Agence de la santé et des services sociaux de Montréal : 6e colloque en hygiène du travail

Premier prix du concours d’affiches

  • Martin Drummund - ÉTS
  • Franck Sgard - IRSST
  • Yvan Petit - ÉTS
  • Frédéric Laville - ÉTS

ÉTS : Concours de vulgarisation scientifique 2011

Deuxième prix du concours d’affiches

  • Martin Drummund - ÉTS
  • Franck Sgard - IRSST
  • Yvan Petit - ÉTS
  • Frédéric Laville - ÉTS

Préoccupations

Chaque année, de nombreux travailleurs subissent des accidents, certains graves, voire mortels, ou contractent des maladies professionnelles parce qu’ils sont exposés à des risques multiples induits par les machines qu’ils opèrent et l’environnement de travail dans lequel ils évoluent. En matière de prévention, des actions peuvent être engagées à la source, sur l’environnement du travailleur ou sur le travailleur lui-même pour éliminer les dangers ou encore par l’intermédiaire d’équipements de protection individuelle pour le travailleur lorsque l’élimination ou la réduction à la source des risques ne peut être mise en place. Les problématiques tant SST que scientifiques et technologiques considérées dans le cadre de ce champ concernent les risques associés :

  • aux machines;
  • aux risques mécaniques;
  • au bruit et aux vibrations;
  • aux contraintes thermiques;
  • aux excavations;
  • aux chutes de hauteur, de plain-pied et par glissade.

Comment sont mises en perspective les problématiques du champ?

Nous avons notamment recours à :

  • des données statistiques;
  • des cartographies;
  • de la veille scientifique;

et nous sommes à l’écoute des besoins exprimés par les milieux de travail.

Objectifs

Les chercheurs de ce champ de recherche s’intéressent plus spécifiquement à l’appréciation et la réduction des risques physiques et mécaniques qui pourraient nuire à la santé et à la sécurité des travailleurs en tenant compte de l’interaction du travailleur avec les machines qui l’entourent et avec son environnement. Les machines concernées peuvent être de types industriels en poste fixe ou mobiles ou des outils portatifs.

Les risques physiques incluent principalement :

  • le bruit;
  • les vibrations main-bras et globales du corps;
  • les contraintes thermiques.

Les risques mécaniques englobent :

  • la coupure;
  • les lacérations;
  • la piqûre;
  • l’écrasement;
  • le contact avec des machines;
  • les chutes de hauteur, de plain-pied et par glissade;
  • l’effondrement des sols dans les tranchées.

Nos recherches consistent à proposer des outils méthodologiques, métrologiques ou de simulations, des méthodes d’essai et d’évaluation pour aider les intervenants en milieu de travail à mieux diagnostiquer les problèmes et mieux apprécier les risques. Elles visent aussi à développer des outils d’aide à la sélection, à l’amélioration et à la conception de solutions de prévention en tenant compte du facteur humain.

Pour atteindre nos objectifs, 3 axes de recherche sont définis :

  • Appréciation des risques mécaniques et physiques induits par les machines ou l’environnement de travail;
  • Réduction des risques mécaniques et physiques;
  • Prise en compte du facteur humain dans l’évaluation et le contrôle des risques mécaniques et physiques.

Programmations et thématiques actuelles

Appréciation des risques associés aux machines

Cette programmation vise à réaliser des études pour rendre disponibles aux entreprises des outils robustes et fiables pour faire l’appréciation (analyse et évaluation) des risques associés aux machines. Il s’agit de l’étape préalable nécessaire pour identifier les moyens appropriés de réduction du risque.

Cadenassage

Les objectifs de cette programmation sont de mieux comprendre les problématiques liées au cadenassage, étudier les composantes d’un programme de cadenassage et des conditions favorisant son application, évaluer son application dans les milieux de travail et déterminer les alternatives lorsqu’il ne peut être appliqué.

Outils portatifs

Les travaux réalisés dans cette programmation transversale qui concerne aussi bien le bruit que les vibrations visent à développer des connaissances sur les performances acoustiques et vibratoires des outils portatifs, à proposer des moyens de réduction de ces nuisances vibratoires et sonores et à diffuser cette information pour permettre l’identification des modèles d’outils à plus faible nuisance. Ceci consiste plus spécifiquement à identifier les mécanismes de génération acoustique et vibratoire des outils en situation de travail, évaluer leur performance sur des bancs d’essai en laboratoire simulant des conditions de travail, et clarifier les relations dose-effet pour les vibrations main-bras.

Écrans et matériaux acoustiques pour le contrôle du bruit

Cette programmation vise à développer des méthodes et outils fiables, conviviaux, transférables et appropriables par le milieu pour aider à réduire l’exposition des travailleurs au bruit. Ceci peut être réalisé en développant des outils d’aide à la conception de solutions destinées à réduire le bruit (par exemple les encoffrements de machines) et des outils d’aide à l’évaluation de la performance acoustique des matériaux, mais aussi en évaluant, voire même en concevant de nouvelles technologies pour réduire le bruit en se basant sur l’utilisation de barrières et de matériaux innovants.

Évaluation et modélisation de la protection auditive individuelle

Cette programmation, qui jusqu’à présent était appelée « Protection auditive », vise à explorer les méthodes pour évaluer la protection réelle offerte par les protecteurs auditifs dans les milieux de travail et à développer des outils d’aide à la conception de protecteurs auditifs efficaces et plus confortables (protection individualisée).

Systèmes d’étançonnement et de blindages

Cette programmation s’intéresse à fournir des outils aux préventeurs pour les aider à choisir des moyens de protection adéquats contre l’effondrement des tranchées en tenant compte du type et des conditions des sols environnants ainsi que des conditions de la nappe phréatique. La programmation vise également à soutenir les travaux du Comité du Code de sécurité pour les travaux de la construction du Québec.

Résistance des gants et vêtements de protection aux agresseurs mécaniques et physiques

Cette programmation vise à évaluer la résistance des gants et des vêtements de protection aux agresseurs mécaniques (par exemple : coupure, perforation, déchirure), tout en y intégrant des éléments liés aux facteurs humains (ex. : adhérence et dextérité pour les gants, contraintes thermiques pour les vêtements). Ces travaux sont destinés au développement des connaissances sur le comportement des matériaux vis-à-vis des différents types d'agresseurs et sur l'impact de l'utilisation des équipements sur les fonctions physiologiques, la motricité et le confort. Ceci permet de concevoir des outils de sélection des gants et des vêtements de protection, de mettre au point des méthodes d'essai, d'établir des critères de sélection des équipements, et de contribuer au développement de normes et de produits plus performants. À noter que la programmation touchant les gants et les vêtements de protection contre les risques chimiques et biologiques est prise en charge par le champ de recherche prévention des risques chimiques et biologiques.

Protection contre les chutes de hauteur

Cette programmation porte sur le développement et l'application de méthodes d'essai destinées à identifier les équipements individuels (sangles de retenue, harnais, ceintures, ancrages) et collectifs (garde-corps, câbles de secours horizontaux) les mieux adaptés à différents environnements de travail, tout en tenant compte des facteurs humains. Ces recherches visent également à servir de base à la conception de nouveaux produits, à la définition de critères de sélection et à appuyer le développement de normes.

Données statistiques : les problématiques expliquées

En s’appuyant sur les indicateurs quinquennaux 2005-2007, les accidents liés à une machine en poste fixe représentent 5,3 % (4 923) de tous les accidents avec perte de temps indemnisé annuellement.

La gravité des lésions causées par un accident attribuable aux machines et le fait que celles-ci soient utilisées dans la majorité des secteurs d’activité ont incité la CSST à appliquer un plan d’action « Sécurité des machines » depuis mars 2005. Ces accidents touchent en majorité des travailleurs manuels (85 %) et les jeunes travailleurs (15 à 24 ans). Ils ont un taux de fréquence deux fois plus élevé que la catégorie des travailleurs de 45 ans et plus. Les lésions traumatiques les plus fréquentes apparaissent aux mains-doigts. Elles sont constituées principalement de plaies ouvertes, d’ecchymoses et de fractures. Les blessures aux membres supérieurs représentent environ 20 % de l’ensemble des lésions indemnisées par la CSST. Entre 2006 et 2009, il est survenu, en moyenne par année, 13 décès associés à des machines.

Parmi les autres risques mécaniques liés au champ, l’ensevelissement de travailleurs au fond des tranchées lors de l’éboulement des parois cause au minimum un à deux décès par an, soit 1 % des décès par accident au travail.

Les chutes de hauteur constituent toujours une des causes importantes de lésions professionnelles (9,8 % des lésions professionnelles indemnisées pour accidents traumatiques, 5,6 % de l’ensemble des lésions professionnelles indemnisées annuellement et des décès au travail (11 des 68 décès par accident acceptés en 2011).

L’importance relative des chutes au même niveau et glisser/trébucher sans tomber a augmenté entre 1998 et 2008, passant de 9,4 % à 12,2 % des lésions acceptées. Pour la période 2005 à 2007, les chutes au même niveau et glisser/trébucher sans tomber se classent au premier rang des genres d’accidents les plus fréquents.

Près de 20 % des accidents traumatiques résultent en des coupures et des lacérations. La majorité de ces accidents affecte les doigts et la main. Les piqûres et les perforations accaparent 6,2 % des accidents traumatiques. Les lésions attribuables aux aiguilles et seringues concernent 2 % des accidents traumatiques occasionnés par des piqûres et des perforations.

Entre 2005 et 2007, le nombre de lésions liées au bruit a connu une augmentation, passant de 2 211, en 2005, à 3 138, en 2008. En considérant l’ensemble des coûts – directs, indirects et humains – le bruit se place au premier rang parmi tous les agents causaux avec un coût moyen d’une lésion évalué à 154 406 $ par année. Les débours moyens en indemnités de remplacement de revenu liés aux vibrations main-bras et vibrations globales du corps sont généralement beaucoup plus considérables que le coût moyen de l’ensemble des lésions.

 

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