IRSST - Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail

Fiches de l’IRSST concernant la COVID-19

Note : Les avis sont présentement en cours de révision.

La situation et les connaissances en lien avec la COVID-19 évoluent rapidement, nos recommandations sont sujettes à des mises à jour périodiques.
Consultez également les sites : CNESST, INSPQ et MSSS.

Ligne directrices pour la réalisation sécuritaire des activités de recherche en présentiel dans les milieux universitaires québécois

  • Version du : 31 août, 2020, 09:30

Ligne directrices pour la réalisation sécuritaire des activités de recherche en présentiel dans les milieux universitaires québécois

Cette fiche est destinée aux gestionnaires et aux équipes de recherche dans les universités québécoises. Elle a été produite en collaboration avec le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI). Cependant, les informations contenues dans le document peuvent intéresser tous les établissements de recherche.

Mise en contexte
Dans le contexte de la pandémie de la COVID-19 et afin de respecter les directives gouvernementales, la majorité des activités de recherche menées en présentiel, que ce soit sur le terrain ou en laboratoire, ont été interrompues dans les différents milieux de recherche du Québec. Cette fiche propose des lignes directrices pour favoriser leur réalisation de manière sécuritaire. Son objectif est la prévention des risques de transmission du coronavirus SARS-COV-2 responsable de la COVID-19. Un aide-mémoire téléchargeable, également disponible, présente une synthèse de l’ensemble des éléments à considérer pour planifier et organiser le travail des personnes qui effectuent leurs activités de recherche en présentiel. Cet aide-mémoire devra être adapté à la réalité des différents milieux de recherche.
Cette fiche n’aborde pas les questions méthodologiques (p. ex. : révision des outils et/ou des méthodes de collecte de données utilisés) ni les questions d’éthique et de certificat d’éthique.

Attention

Les actions et les pistes de réflexion proposées sont complémentaires à l'avis COVID-19 : Mesures de prévention en milieu de travail : recommandations intérimaires produit par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), au guide de normes sanitaires en milieu de travail pour le réseau de l’enseignement supérieur de la CNESST et au document Lignes directrices relatives à la prise de décisions fondées sur les risques pour les lieux de travail et les entreprises pendant la pandémie de COVID-19 produit par Santé Canada.

Une fiche produite par l’IRSST pour aider à planifier la réalisation des activités dans les PME québécoises peut également soutenir les gestionnaires universitaires dans l’élaboration d’un plan de réalisation sécuritaire des activités de recherche en présentiel.

Portée et limites

Cette fiche n’a pas de valeur légale ni réglementaire. Elle vise uniquement à soutenir les milieux de travail dans la mise en place de moyens de prévention qui permettront de maintenir ou de reprendre de manière sécuritaire leurs activités dans le contexte de la pandémie actuelle. Certaines des recommandations présentées pourraient s’avérer inapplicables ou encore, nécessiter une adaptation selon le contexte particulier du milieu de travail. Dans tous les cas, le jugement professionnel devra être utilisé afin de définir et d'implanter les mesures les plus appropriées.

Les recommandations formulées ci-dessous s’appuient sur la littérature scientifique et technique la plus à jour. Puisque la situation et les connaissances sur le virus SARS-CoV-2 (COVID-19) évoluent rapidement, ces recommandations sont sujettes à des mises à jour périodiques.

Structure de la fiche

La présente fiche aborde les éléments suivants :

Maîtriser l’exposition au coronavirus en milieu de travail

En raison de l’évolution de la pandémie, le télétravail demeure la solution à privilégier pour éliminer le danger d’exposition professionnelle au coronavirus SARS-COV-2 et prévenir la COVID-19.

Pour les activités de recherche ne pouvant se dérouler en télétravail (p. ex. : laboratoires, entrevues en présentiel et sur les terrains de recherche) et pour lesquels la réalisation des activités est autorisée, les mesures de prévention en milieu de travail recommandées par la santé publique doivent être appliquées. Ainsi, les employeurs et les directions de recherche sont encouragés à :

  • Favoriser le respect des consignes données aux employés qui doivent s’auto-isoler, qui ont des restrictions à respecter ou qui doivent rester à la maison, par des mesures d’aménagement du travail.
  • Favoriser les mesures de distanciation physique.
  • Faire la promotion des mesures d’hygiène des mains et l’application de l’hygiène et de l’étiquette respiratoire en mettant à la disposition des travailleurs le matériel nécessaire.
  • Assurer un nettoyage / désinfection régulier des objets et des surfaces touchés fréquemment.
  • Favoriser les mesures de distanciation physique.
  • Dans les cas où la distanciation physique n’est pas possible, fournir un masque de procédure et une protection oculaire (lunettes de protection ou visière couvrant le visage jusqu’au menton) comme recommandé dans les normes sanitaires de la CNESST.

Il est également recommandé de revoir les activités régulièrement afin de contrôler la transmission du SARS-COV-2 et de permettre aux équipes de recherche de s’organiser graduellement pour répondre aux nouvelles exigences du travail (formation/sensibilisation; disponibilités outils/équipements; mise en place de nouvelles façons de faire, notamment pour respecter la distanciation physique préconisée; etc.).

Vérifications préliminaires à la réalisation des activités de recherche

Voici une liste de questions ou de pistes de réflexion à considérer avant le début des activités et qui peuvent avoir une influence sur la santé et la sécurité des chercheurs, du personnel de recherche et de soutien, de celles des étudiants ainsi que de celles des participants à la recherche :

  • Le projet ou certaines des activités de recherche peuvent-ils être reportés? Si un report ne peut être envisagé, certains objectifs peuvent-ils être abandonnés ou certains livrables peuvent-ils être omis ou modifiés?
  • Certaines des activités de collecte de données peuvent-elles se faire par téléphone, par internet ou visioconférence?
  • La faisabilité de la recherche est-elle menacée en cas de personnel malade, de terrains non disponibles, ou d’approvisionnement incertain (p. ex. : manque de réactifs de laboratoire, de produits d’hygiène, de masques ou d’autres équipements de protection). (Voir le tableau 1 - Menaces potentielles à la reprise de la recherche.) Si la faisabilité de la recherche est remise en question, retarder le début des activités de façon à pouvoir l’assurer.
  • Est-il possible de prévoir un fonds d’urgence pour assurer une réalisation sécuritaire des activités, qui couvrirait l’achat d’équipements de protection non prévu dans les budgets de recherche (p. ex. : masques, gants, visières, etc.), d’équipements permettant la distanciation physique (p. ex. : dispositifs pour tenir des rencontres à distance, des microphones, caméras, logiciels et technologies de l’information), les frais additionnels pour les déplacements sur le terrain, ou encore les mesures additionnelles de désinfection des surfaces?

TABLEAU 1 – Menaces potentielles à la reprise de la recherche

Menaces potentielles

Exemples

Commentaires/
solutions proposées

  • Absence du personnel qui recueille les données (maladie)
  • Interviewers, techniciens de laboratoire, étudiants
  • Retarder la reprise des activités de recherche jusqu’à ce que des solutions soient trouvées.
  • Absence du personnel qui code et analyse les données (maladie)
  • Étudiants, programmeurs, analystes, codeurs
  • Absence du personnel de soutien
  • Soins aux animaux, élevage d’insectes, cultures de microorganismes, techniciens en informatique, réparateurs/mécaniciens de véhicules et d’équipements
  • Insuffisance de matériel : réactifs, gaz de laboratoire, fournitures renouvelables, etc.
  • Problèmes d’approvisionnement (retards ou non-disponibilité)
  • Difficultés d’accès aux données, aux infrastructures ou milieux de recherche
  • Milieu de la santé, milieux de recherche non accessibles
  • Restriction de transport entre régions ou entre pays
  • Insuffisance d’équipements de protection (gants, masques, appareils de protection respiratoire*, lunettes/visières, blouses, etc.)
  • Problèmes d’approvisionnement (retards ou non-disponibilité)
  • Retarder la reprise des activités de recherche jusqu’à ce que les ÉPI nécessaires soient disponibles en quantité suffisante

* Par souci de ne pas nuire à la chaîne d’approvisionnement en appareils de protection respiratoire (APR) de type N95 du réseau de la santé et des services sociaux (RSSS), il est recommandé de retarder toute activité de recherche exigeant l’utilisation de ces APR. Pour connaître les alternatives aux N95, consulter la fiche, Que faire en cas de pénurie d’appareils de protection respiratoire de type N95?

Il est important d’élaborer un plan de continuité des opérations qui traite de la façon de reporter, de limiter ou d’adapter temporairement les activités liées à la recherche (p. ex. : le recrutement ou la participation à des études, l’accès aux laboratoires) d’une manière qui protège la santé et la sécurité des chercheurs, des étudiants, des participants, des installations et de l’équipement (voir Plan de continuité des opérations. Éclosions de grippe et de maladies infectieuses, produit par le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST))

Considérations particulières liées à certaines activités de recherche

Réaliser des activités de recherche en contexte de pandémie peut poser des défis aux gestionnaires ainsi qu’au personnel de recherche et de soutien en raison de conditions particulières liées à certaines de ces activités. Sans être exhaustif, le tableau 2 – Conditions particulières de la recherche et pandémie présente quelques situations, des exemples et des pistes de solutions. Le tableau 3 – Principaux équipements de protection présente les équipements de protection qui peuvent être requis dans certaines de ces situations.

TABLEAU 2 – Conditions particulières de la recherche et pandémie

Situation exigée par l’activité de recherche

Exemples

Pistes de solutions

En présence d’autres personnes (collègues ou sujets), lorsque :

 

 

la distance de
2 mètres et plus
peut être respectée

  • Grands laboratoires de recherche, travaux à l’extérieur (forêt, champs, etc.)

 

  • Observer les recommandations de la santé publique, notamment quant aux facteurs de risque de la COVID-19 (questions d’auto-évaluation sur les symptômes et sur la proximité avec des personnes malades).
  • Utiliser des outils de distanciation (entrevues à distance, caméras/microphones pour observation et enregistrements à distance).

 

la distance de
2 mètres et plus
ne peut pas être respectée

 

  • Réorganiser le travail entre les membres de l’équipe afin de limiter au maximum le temps d’exposition au non-respect de la consigne de distanciation
  • Respecter les recommandations de la santé publique, notamment quant aux facteurs de risque de la COVID-19 (questions d’auto-évaluation sur les symptômes et sur la proximité avec des personnes malades).
  • Utiliser des outils de distanciation (entrevues à distance, caméras/microphones pour observation et enregistrements à distance).

 

  • Activités dans des locaux de taille restreinte : recherche réalisée dans un bateau, un laboratoire exigu d’informatique ou de chimie, etc.
  • Vérifier la possibilité d’augmenter la ventilation du local (nombre de changements d’air, ouverture des fenêtres).
  • Considérer des horaires décalés (2-3 quarts de travail ou plus).
  • Ajouter des barrières physiques si la configuration des lieux le permet.
    Mise garde : Dans tous les cas, l’installation de barrière physique nécessite une réflexion préalable. Il faut que tous les espaces bénéficient d’une ventilation et d’un apport d’air frais adéquats. L’installation devra aussi répondre aux exigences en matière de prévention des incendies (fonctionnement des gicleurs, accès aux sorties d’urgence, inflammabilité, etc.).
  • Appliquer une procédure de travail spécifique comprenant entre autres les mesures d’hygiène et, si nécessaire, le port d’équipements de protection (voir le tableau 3 – Principaux équipements de protection).

 

  • Activités nécessitant la proximité des personnes : maîtrise des animaux pour prendre des échantillons, transport collectif sur de longues distances pour aller en forêt ou en région éloignée, etc.

 

  • Fournir les équipements de protection requis (voir le tableau 3 – Principaux équipements de protection).
  • Privilégier, lorsque possible, l’utilisation d’un véhicule par personne ou limiter au maximum le nombre de personnes ou ajouter une barrière physique* entre les deux passagers assis en avant ou entre les passagers avant et arrière.

 

  • Activités nécessitant un contact physique avec les sujets : recherche en sciences de la santé (p. ex. : kinésithérapie, médecine) avec prise d’échantillons biologiques ou manipulation (p. ex. : physiothérapie, ergothérapie), etc.

 

Respecter les consignes pour le personnel de la santé avec port d’équipement de protection requis. 

Partage d’objets, d’équipements ou de véhicules de transport

  • Ordinateur (clavier, souris), téléphone, appareils de mesure (thermomètres, pompes, cahiers de notes, crayons, sphygmomanomètres, etc.), outils de récolte d’échantillons (seaux, éprouvettes, glacières, etc.), véhicules divers (VTT, camionnettes, etc.), appareils de laboratoire (spectromètres, microscopes, réfrigérateurs, etc.)
  • Prévoir des instruments/outils/véhicules dédiés à chaque utilisateur lorsque possible,
  • ET/OU un nettoyage/désinfection des surfaces fréquemment touchées des instruments/outils/véhicules,
  • ET/OU le port de gants lors de toute manipulation,
  • ET/OU réorganiser les activités.

Activités de groupe

  • Cafés-rencontres, groupes de paroles de participants, activités collectives avec des groupes d’individus (familles, enfants, etc.) 
  • Tenir l’activité seulement s’il est possible de respecter la distanciation physique.
  • Privilégier les salles bien ventilées.
  • Reporter les activités impliquant de jeunes enfants pour lesquelles il serait difficile de faire appliquer les recommandations de la santé publique.

Activités d’enseignement pratique

  • Formation santé-sécurité exigée avant le début de certains terrains de recherche : santé-sécurité en région éloignée, utilisation VTT, véhicules aquatiques; rencontre avec les animaux dangereux, maniement d’armes (fédéral); abattage d’arbre, etc.
  • Observer les recommandations de la santé publique, notamment quant aux facteurs de risque de la COVID-19 (questions d’auto-évaluation sur les symptômes et sur la proximité avec des personnes malades).
  • Prévoir des instruments/outils/véhicules dédiés à chaque utilisateur lorsque possible.
  • ET/OU nettoyer fréquemment les surfaces touchées des instruments/outils/véhicules entre chaque utilisateur.
  • Respecter la distanciation physique ou, dans l’impossibilité de maintenir une distanciation physique minimale de 2 m., prévoir l’ajout de barrières physiques si la configuration des lieux le permet.
    Mise garde : Dans tous les cas, l’installation de barrière physique nécessite une réflexion préalable. Il faut que tous les espaces bénéficient d’une ventilation et d’un apport d’air frais adéquats. L’installation devra aussi répondre aux exigences en matière de prévention des incendies (fonctionnement des gicleurs, accès aux sorties d’urgence, inflammabilité, etc.).

 

Recherches impliquant un déplacement à l’extérieur du centre de recherche

  • Recherches sur le terrain au domicile des sujets, des écoles, milieux de garde, etc.

Éloignement des grands centres

  • Forêts, mers, fleuves, régions nordiques, etc.
  • Observer les recommandations du gouvernement du Québec concernant les déplacements entre les régions et les villes.
  • Fournir des équipements de protection additionnels en cas d’intervention d’urgence (p. ex. : masque de réanimation avec insufflateur manuel, appareils de protection respiratoire**, visières, gants).
  • Lors de cohabitation avec partage de lieux communs (p. ex. : campements, bateau), porter une attention particulière au nettoyage/désinfection de surfaces touchées fréquemment (p. ex. : poignées de porte, équipements de mesure).
  • Lors des repas, respecter la distance minimale de 2 m., privilégier les portions individuelles, ne pas offrir d’aliments à partager (p. ex. : buffet, pichet d’eau, assiette de pain, pot commun de condiments), minimiser la manipulation d’ustensiles (p. ex. : ne pas mettre un pot d’ustensiles sur la table).

* Le matériau à utiliser doit être très flexible et respecter le guide publié par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), intitulé Conseils de sécurité quant à l’utilisation de cloisons de protection afin de contrer la propagation de la COVID‐19 pour les véhicules de promenade, camions et autobus.
** Par souci de ne pas nuire à la chaîne d’approvisionnement en APR de type N95 du réseau de la santé et des services sociaux (RSSS), il est recommandé de retarder toute activité de recherche exigeant l’utilisation de ces APR. Pour connaître les alternatives aux N95, consulter la fiche Que faire en cas de pénurie d’appareils de protection respiratoire de type N95?

Équipements de protection

Tout utilisateur d’un équipement de protection doit avoir reçu une formation sur la façon de le mettre, de l’enlever, de le désinfecter, de l’entretenir et de l’entreposer. De plus, selon la norme CSA Z94.4 :18, l’utilisateur d’un appareil de protection respiratoire doit également avoir réussi un essai d’ajustement permettant de choisir le modèle et la taille appropriés. Il faut se laver les mains avant de mettre les équipements de protection, puis se laver les mains à nouveau après avoir retiré chaque équipement de protection. L’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) a produit quelques affiches utiles pour illustrer la façon de mettre et de retirer correctement ces équipements dans un contexte de maladie infectieuse.

TABLEAU 3 – Principaux équipements de protection

Équipement

Quand?

Commentaires

Gants pour se protéger soi-même

  • Obligation de manipuler des objets possiblement contaminés
  • Nettoyage/désinfection de surfaces touchées fréquemment

 

 

 

  • Toujours se laver les mains avant de les mettre et immédiatement après les avoir enlevés.
  • Toujours vérifier leur intégrité avant de les mettre.
  • Il faut considérer les gants comme possiblement contaminés et ne pas toucher des objets personnels (p. ex. : téléphone, verre d’eau).

Gants pour protéger les autres

  • Préparation des aliments
  • Travailler en respectant l’hygiène alimentaire afin de ne pas contaminer les aliments préparés.

Masques

  • Préparation des aliments pour d’autres personnes ou contact étroit avec quelqu’un (sujet ou collègue de recherche) : prise de sang, manipulation en physiothérapie, travail à deux personnes sur un animal, etc.

 

  • Contact étroit de personnes contaminées ou malades

 

  • Contact étroit lors d’activités risquant de provoquer des éclaboussures de salive (p. ex. : dentisterie)
  • Masques, de procédure et protection oculaire (lunettes de protection ou visière) [Attention : ces masques, selon le type, doivent être jetés ou lavés dès qu’ils sont souillés ou humides]

 

  • Appareils de protection respiratoire** : N95 ou demi-masque avec cartouche N95 

 

  • Appareils de protection respiratoire** : Demi-masque ou masque facial avec apport d’air en continu ou en surpression, ou avec cagoule

Lunettes de protection ou visière

  • Contact étroit lors d’activités risquant de provoquer des éclaboussures de salive (p. ex. : dentisterie)
  • Les deux visent à prévenir la projection d’éclaboussures dans les yeux.
  • La visière offre une protection plus générale du visage.

Blouse, survêtement, jaquette

  • Contact étroit avec manipulation, susceptibilité de toucher des surfaces potentiellement contaminées
  • Utile dans les espaces restreints.

** Par souci de ne pas nuire à la chaîne d’approvisionnement en APR de type N95 du réseau de la santé et des services sociaux (RSSS), il est recommandé de retarder toute activité de recherche exigeant l’utilisation de ces APR. Pour connaître les alternatives aux N95, consulter la fiche Que faire en cas de pénurie d’appareils de protection respiratoire de type N95? sur ce sujet.

Références

ASSTSAS. (2016) Prévention des infections. Équipements de protection individuels (ÉPI)
CCHST. (2020) Éclosions de grippe et de maladies infectieuses. Plan de continuité des opérations
CNESST. (2020) Trousse d’outils pour le secteur de l’enseignement supérieur
INSPQ. (2020).Conditions nécessaires au maintien des services essentiels et à l’ouverture progressive des autres milieux de travail
INSPQ. (2020). COVID-19 : Mesures de prévention en milieu de travail : recommandations intérimaires
Santé Canada. (2020) Lignes directrices relatives à la prise de décisions fondées sur les risques pour les lieux de travail et les entreprises pendant la pandémie de COVID-19

Une production de l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail

  • France Labrèche, chercheuse sénior, IRSST
  • Linda Savoie, professionnelle scientifique, IRSST
  • Maud Gonella, professionnelle scientifique, IRSST
  • Capucine Ouellet, professionnelle scientifique, IRSST

En collaboration avec le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI)  

Cette fiche a été préparé par l’IRSST, en collaboration avec ses partenaires sociaux, représentants des employeurs et des travailleurs, et membres de son conseil scientifique.
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