Les risques pour la santé associés à l’exposition aux bioaérosols en milieu de travail sont relativement bien connus. Il est difficile d’évaluer le risque d’exposition aux bioaérosols en milieu de travail étant donné la grande diversité des bioaérosols, les limites des méthodes de mesure existantes et l’absence de valeurs limites d’exposition (VLE). Par conséquent, l’approche quantitative peut être inefficace pour choisir la protection respiratoire adéquate contre des bioaérosols. Une approche qualitative constitue donc une solution de rechange intéressante.

Le modèle IRSST s’appuie sur les connaissances relatives aux bioaérosols et s’inspire d’approches de gestion graduée du risque s’appliquant aux contaminants chimiques et aux nanoparticules. Le modèle fonctionne par pointage et comprend les quatre groupes de risque utilisés en biosécurité et cinq niveaux d’exposition. Le niveau d’exposition est obtenu par l’addition du pointage alloué au niveau de contrôle (20 % du total) et au taux de génération des bioaérosols (80 % du total). Le tableau ci-dessous indique à quel niveau d’exposition correspondent les cinq fourchettes de pointage.

  Niveau d’exposition (somme des points du niveau de contrôle et du taux de génération)
Niveau Très faible Faible Moyen Élevé Très élevé
Pointage 0-2 2,5-5 5,5-7 7,5-9 9,5-10

En croisant un groupe de risque et un niveau d’exposition, on obtient un facteur de protection caractéristique qui vous guidera dans le choix d’un appareil de protection respiratoire approprié.

La protection respiratoire est donc déterminée en fonction du danger que présente le bioaérosol, du niveau de contrôle dans le milieu de travail et de la nature des activités à effectuer. Simple à utiliser, ce modèle génère des résultats qui concordent généralement avec les avis et recommandations d’experts.

Voir « Portée et limites »