IRSST - Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail

Phase 3

Transfert et application des connaissances

Objectifs

  • Définir la meilleure stratégie de transfert des connaissances.
  • Favoriser la participation des partenaires à l'adaptation des résultats de la recherche aux réalités des milieux en mettant en place de stratégies de transfert de connaissances et de diffusion.
  • Susciter la contribution des partenaires dans le choix des moyens de diffusion et à l'élaboration du plan de transfert des connaissances.
  • Obtenir l'engagement des partenaires dans la diffusion des résultats auprès des milieux concernés.
  • Identifier les autres relayeurs potentiels.

Le transfert de connaissances a souvent été associé à cette seule phase. Dans un cadre de pratique qui prend ses assises sur les réseaux de collaborateurs, la phase de transfert et d’application des connaissances se fait en étroite collaboration avec les utilisateurs éventuels, qu’ils soient relayeurs vers les milieux ou utilisateurs des résultats. À cette étape, il est important de concrétiser la collaboration et l’engagement des partenaires comme relayeurs vers les milieux ou les utilisateurs.

Au cours de cette phase, le comité de suivi contribue en favorisant la diffusion, l’appropriation et l’utilisation des résultats par les milieux de travail susceptibles d'en bénéficier. Il s'agit, à la fois, de définir la meilleure stratégie de transfert, d'adapter les résultats aux publics cibles, de voir à ce que les relayeurs s'approprient les résultats et les diffusent au sein de leur réseau. De plus, le comité détermine des mécanismes de suivi de la diffusion et des moyens simples de collecte des données permettant l’évaluation du degré d'utilisation des résultats.

Exemples

Vidéo : 9-1-1, Lumière sur un travail méconnu :Un outil développé en collaboration avec les partenaires… qui répond à plusieurs besoins!

À la demande de représentants en santé et en sécurité du secteur des affaires municipales, l’IRSST s'est intéressé aux problèmes de santé des préposés aux appels d’urgence 9-1-1. Cette profession à l’arrière-scène des services d’urgence a fait l’objet de peu d’études et reste largement méconnue et peu visible contrairement aux policiers, aux pompiers ou aux ambulanciers. Ce n’est que lorsque les secours n’ont pas été acheminés aussi rapidement qu’attendu que les regards se tournent vers eux. Mais, que sait-on de cette profession? Une vidéo a été conçue  à l’issue de deux études sur les troubles musculosquelettiques (TMS) et la santé psychologique au travail, réalisées chez ce personnel. Un comité de suivi composé de représentants d’employeurs et d’employés de cinq centres de communication d’urgence, d’organismes gouvernementaux et de prévention en SST accompagnait l’équipe de recherche multidisciplinaire tout au long de ces études. Les résultats ont montré que les contraintes élevées auxquelles devaient faire face les préposés aux appels d’urgence étaient sous-estimées et souvent méconnues. Il est apparu à l’équipe de recherche et au comité de suivi que la meilleure façon de déployer le transfert des résultats vers le milieu, était de produire une vidéo à partir des résultats de la recherche pour faire connaître le métier à un public varié. Il apparaissait plus facile ainsi de représenter le contenu émotionnel que vivent les préposés aux appels d’urgence confrontés à des évènements dramatiques.

Pour favoriser son utilisation, des DVD ont été distribués dans tous les centres d'appels d'urgence du Québec et dans les services de police municipaux. De plus, les centres collégiaux de formation ont inclus la vidéo dans leur programme. Une station de télévision québécoise (dédiée à la diffusion et à la vulgarisation des connaissances) a diffusé la vidéo à plusieurs reprises en 2013. Une station française l’a également diffusée. La vidéo est également disponible sur le site Web de l'IRSST.

Chariot élévateur : comment choisir la ceinture de sécurité

En 2008, le Règlement sur la santé et la sécurité des travailleurs a été modifié afin d’éviter que les caristes ne soient écrasés par la structure de leur chariot en cas de renversement. L’article 256.1 précise que le chariot doit être muni d’un dispositif de retenue.

L’introduction de ce changement règlementaire a soulevé de nombreuses questions, notamment sur les ceintures de sécurité. Une étude a été menée sur leur utilisation dans les entreprises et sur les critères normatifs. Dès l’élaboration de cette proposition de recherche, un comité de suivi composé de représentants de divers secteurs industriels a été formé. Lors de la présentation des conclusions de l’étude, les membres du comité ont reconnu l’intérêt des résultats pour améliorer la sécurité des caristes. Par ailleurs, ils ont fortement suggéré que ce contenu soit présenté sous une forme accessible, concise et pratique.

Une fiche de prévention illustrant succinctement les principales notions de sécurité et apportant des pistes de solutions a été réalisée à l’intention des intervenants en santé et en sécurité du travail, des responsables de l’entretien et des fournisseurs. Afin de favoriser des actions concrètes, une grille de travail pratique l’accompagne. Cette grille permet de dresser un état de situation sur l’utilisation de la ceinture dans l’entreprise et sur des options d’amélioration pour accroître la sécurité, le confort et la mobilité corporelle associés au port de la ceinture.