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• Démarche ergonomique
• Pousser-tirer
• Santé psychologique
Dans la section Évaluation des risques, consultez la nouvelle rubrique sur la Grille d'analyse en manutention
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Nouvelle section Comparaison expert/novice, 40 photos et vidéos.
COLLOQUE MANUTENTION
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Mise à jour du site : Janvier 2011



Il existe de nombreuses manières de réduire les risques liés à la manutention, selon la situation. Voici diverses ressources et approches utiles dans la recherche d’une solution appropriée :
Transformation du poste de travail afin d’éliminer ou de réduire l’exposition aux facteurs de risque. Se fait par l’acquisition de nouvel équipement ou par la modification d’équipement existant. Peut inclure l’automatisation, la mécanisation et les modifications au poste.
Changements organisationnels qui incluent les horaires de travail, les rotations de postes, les cadences, le climat de travail, etc.
Modification du comportement des travailleurs ou amélioration de leurs connaissances, au moyen de programmes de formation aux méthodes de travail, à la reconnaissance des facteurs de risque ou à la sécurité du travail.
Barrières de protection entre le travailleur et le facteur de risque, tels que des casques, gants, etc.
| La conception d’un poste de travail sécuritaire, ou la transformation d’un poste pour en améliorer la sécurité, se révèle plus efficace que la formation du personnel. Une bonne conception élimine le risque à la source, alors qu’un poste de travail mal conçu comporte toujours un risque élevé de blessure, quelle que soit l’efficacité des programmes de formation offerts aux travailleurs. |
| Auteur | Guides sur les TMS |
| Chicoine et al., 2006 | Le travail à tâches variées : Une démarche d’analyse ergonomique pour la prévention des TMS |
| St-Vincent et al., 1998 | Les Groupes ERGO. Un outil pour prévenir les LATR |
| Simoneau et al., 1996 | Les LATR. Mieux les comprendre pour mieux les prévenir |
| OHSCO, 2007 | Manuel de ressources des Lignes directrices de prévention des TMS pour l’Ontario : Partie 2 |
| NIOSH | Elements of Ergonomics Programs |
| Guide sur la manutention | |
| Simoneau, 1999 | Manutention et maux de dos |
Les moyens de contrôle techniques constituent les interventions les plus efficaces parce qu’elles permettent d’éliminer le risque à la source. À long terme, elles sont souvent les solutions les plus économiques parce qu’elles éliminent les coûts d’administration récurrents.
Le but est de concevoir dès le départ un poste de travail ergonomique, ou de modifier une installation existante, pour réduire l’exposition des travailleurs aux facteurs de risque physiques. La manutention mécanique se révèle souvent tout indiquée, car elle élimine les risques inhérents à la manutention manuelle par l’utilisation d’appareils tels que palans, poulies, transpalettes, chariots, etc.
Au moment de la planification d’un nouveau projet ou de l’implantation d’un procédé ou d’une ligne de production, l’évaluation ergonomique s’impose. Le comité de travail devra inclure des ingénieurs, des techniciens et des travailleurs sensibilisés aux risques de TMS et aux moyens de les éliminer.
Le cheminement à suivre (OHSCO, 2007) :
Pour améliorer un poste de travail qui présente des facteurs de risque de blessures, le comité de travail devra effectuer une démarche exhaustive (Stuart-Buttle, 2006) :
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| Facteurs de risque | Solutions |
| Travail de manutention |
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| Mouvements fréquents de flexion et de torsion |
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| Travail physique intense |
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| Travail en posture statique |
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| Mouvements répétés |
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| Levage | Solutions |
| Éliminer le levage |
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| Utiliser des aides à la manutention pour réduire la hauteur de levage |
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| Réduire la charge pour diminuer l’effort |
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| Glisser la charge plutôt que de la lever |
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| Garder les mains à hauteur de taille |
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| Rapprocher les charges du manutentionnaire |
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Source : Hamrik, 2006
Illustration d'exemples de moyens techniques
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Note : Les systèmes illustrés ne sont présentés ici qu’à titre d’exemples de moyens techniques. Nous vous invitons à faire vos propres recherches sur internet en utilisant par exemple les mots clés suivants : material handling equipment ou encore lifting and handling equipement
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Les moyens de contrôle administratives consistent à modifier certaines caractéristiques de l’organisation du travail afin de limiter les facteurs de risques. Cela touche notamment les façons de découper, de superviser et de coordonner les tâches; les relations de travail difficiles; le mode de rémunération; les horaires de travail; les contraintes de temps et le degré d’autonomie décisionnelle.
Une mauvaise planification du déroulement des tâches donne souvent lieu à de la manutention inutile ou répétitive, par exemple quand des articles entreposés temporairement à un endroit doivent être déplacés à nouveau pour atteindre leur destination finale. Sur un autre plan, une rémunération à la pièce incite les travailleurs à augmenter leur fréquence de manutention, ce qui augmente les risques de blessures.
Certaines études associent donc les TMS et les maux de dos à des facteurs psychosociaux qui relèvent de l’organisation du travail. L’augmentation de la charge de travail, les exigences de productivité, la détérioration du climat de travail et l’insécurité d’emploi sont des facteurs de risque fréquemment cités. De plus, le risque de s’absenter pour des maux de dos serait environ deux fois plus élevé chez les travailleurs exposés à des contraintes psychosociales que chez les travailleurs qui ne le sont pas (Cloutier et al., 2005, rapport R-429).
Par conséquent, les moyens administratifs servent à modifier ces facteurs afin d’éliminer ou de réduire les risques de blessures.
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| Situation problématique | Facteurs de risques associés | Stratégies recommandées |
| Contrainte de temps |
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| Périodes de repos | Sans périodes de repos organisées
| En cas de travail intensif
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| Heures supplémentaires | Si heures supplémentaires exigées
| Personnel suffisant pour couvrir les pics de production
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| Primes à la production | Si incitatifs à la productivité
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| Rotation du personnel | Sans rotation
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Source : Malchaire, 2001
| Sources d’information complémentaire | |
| St-Vincent, Marie : Les principaux déterminants de l'activité de manutention dans un magasin-entrepôt de grande surface Études et recherches / Rapport R-365, Montréal, IRSST, 2004, 77 pages. | P. 49 |
| Malchaire, J. et al. Troubles musculosquelettiques du dos et des membres supérieurs (TMS). Ministère fédéral de l’emploi et du travail, Bruxelles, Belgique http://www.hytr.ucl.ac.be/Download/brochure%20TMS%20du%20MfET.pdf | P. 42-43 |
| INRS. Méthodes d’analyse des manutentions et des activités de chantiers et du BTP http://www.inrs.fr/inrs-pub/inrs01.nsf/inrs01_search_view/E17F80CEBFFE9EFCC1256E1B00593C88/$File/ed917.pdf | P. 38 |
| SUVA. Liste de contrôle manutention de charges https://wwwsapp1.suva.ch/sap/public/bc/its/mimes/zwaswo/99/pdf/67089_f.pdf |
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La formation des manutentionnaires ne peut se limiter à la technique de manutention et doit se faire dans une perspective plus large. Un programme de formation devrait permettre de modifier des attitudes et des comportements et promouvoir la prise de conscience des facteurs de risques parmi les travailleurs et les cadres.
De plus, un tel programme doit s’inscrire dans un processus global de gestion des risques, qui inclut également des changements d’ordre technique et organisationnel. Enfin, ce doit être un processus à long terme qui a le soutien de la direction et qui nécessite la participation des travailleurs et des cadres.
Nos recommandations découlent des conclusions de récentes études sur le lien entre la formation et la prévention de blessures musculosquelettiques, et plus spécifiquement des blessures au dos (Haslam et al., 2007; Martimo et al., 2007). Ces travaux ont démontré qu’il n’existe pas de preuve que les programmes de formation sont efficaces pour prévenir ce type de blessures.
Ces résultats décevants peuvent s'expliquer par le fait que les principes enseignés ne sont pas appliqués dans le milieu de travail (Haslam et al., 2007). Les chercheurs présument que cela dépend de divers facteurs :
Questions pertinentes avant de procéder à la manutention
Technique de manutention classique
L’âge et l’expérience ou la jeunesse et la force ? Des statistiques révèlent que les blessures chez les travailleurs de plus de 45 ans sont moins fréquentes que chez les personnes âgées de 20 à 45 ans. L'expérience semble compenser la diminution des capacités physiques qui survient avec l’âge. Avec le temps, les travailleurs acquièrent les compétences, la dextérité et le savoir-faire nécessaires pour effectuer les tâches. Le travailleur sans compétence et sans expérience court de plus grands risques pendant l'exécution de tâches qui requièrent certaines aptitudes. Par contre, le travailleur plus âgé et plus expérimenté est plus à risque lorsque les tâches n’exigent qu’un simple déploiement de force physique. |
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Planifier le lever.
Il faut repenser nos programmes de formations
Il a été souvent souligné dans la littérature et souvent observé dans les milieux de travail que cette technique de manutention « classique » n’était que rarement utilisée. Quoiqu’elle demeure tout à fait adéquate principalement lorsque la charge est lourde, il y a lieu d’étudier pourquoi elle ne répond pas aux attentes des travailleurs. Plusieurs projets de recherches sont actuellement en cours à l’IRSST qui étudient spécifiquement les techniques de manutention d’expert pour mieux comprendre leurs effets dans la prévention des blessures et pour parfaire les programmes de formation. Actuellement, nous ne sommes pas en mesure de discuter des résultats de ces études et par conséquent, le volet portant sur les programmes de formation des travailleurs n’a été que peu développé. Toutefois au fur et à mesure que les études seront complétées, ce volet sera enrichie de nouvelles connaissances. En attendant nous vous invitons à lire le paragraphe qui suit ainsi qu’un texte de réflexion portant sur ce sujet.
On attribue fréquemment la cause d’une blessure au dos à une mauvaise technique de manutention. On sait par exemple que des postures asymétriques comme une flexion prononcée du tronc combinée avec des mouvements de flexion latérale ou de torsion peuvent provoquer des hernies discales (Adams et Hutton, 1985). De là l’idée de chercher une technique « idéale » de manutention qui minimiserait le chargement mécanique au dos et de faire en sorte d’enseigner cette technique dans des programmes de formation aux manutentionnaires. il faut souligner que la recherche actuelle est encore loin d’apporter des réponses claires quant à la technique de manutention « idéale » (Burgess-Limerick, 2003; Straker, 2003; van Dieen et al., 1999). D’ailleurs certains chercheurs (Burgess-Limerick, 2003; Gagnon, 2003; Kuorinka et al., 1994) s’interrogent même à savoir si on ne se trompe pas en cherchant la technique « idéale ». Un constat est qu’il n’existe probablement pas « une technique », mais plutôt un ensemble de techniques et que celles-ci dépendent du contexte de travail et nécessairement du travailleur (Authier et Lortie, 1993; Kuorinka et al., 1994). Enfin, le fait d’avoir privilégié un objectif unique de « sécurité maximale au dos » dans l’approche de type biomécanique est peut-être une erreur. D’autres objectifs sont importants pour les manutentionnaires comme celui de minimiser leurs efforts, assurer leur équilibre, garder le contrôle de la charge ou encore pouvoir réagir rapidement en cas d’imprévus (ex. une charge qui tombe). Ainsi, Garg et Saxena (1985) soulignaient qu’il était pratiquement impossible pour une majorité de travailleurs de rencontrer les standards de production en utilisant la technique classique « dos droit - genoux fléchis » et que cette technique était plus coûteuse sur le plan énergétique qu’une autre dite « libre ». Il existe probablement un niveau optimal de sécurité dans lequel un manutentionnaire peut manœuvrer de façon tout à fait adéquate et efficiente. Un texte de réflexion portant sur ce sujet est disponible sur ce lien :
Lire l’article complet de Denys Denis
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S’il est impossible de résoudre le problème autrement, on aura recours en dernier ressort au port d’équipement de protection individuelle (ÉPI) comme moyen de prévention.
Le fait de fournir aux travailleurs des ÉPI n’élimine pas le danger à la source et ne permet pas de réduire significativement la plupart des risques de TMS. Certains produits peuvent être utiles, mais n’offrent que peu ou pas d’avantages en matière de prévention des TMS, comme par exemple le support (ceinture) lombaire. Le choix d’un ÉPI est fait en fonction de l’activité, en tenant compte de l’avis des travailleurs et en s’assurant qu’il est conforme à la réglementation.
| Certains ÉPI nécessitent une formation ou doivent être accompagnés d’un livret d’information sur leur utilisation. Cet aide-mémoire, rédigé en français, doit obligatoirement être fourni avec l’ÉPI, comme les instructions d’entreposage, d’emploi et de nettoyage. |
La ceinture lombaire doit être considérée comme un moyen de dernier recours prise sur une base individuelle. Dans une situation où le port est recommandé pour un travailleur, celui-ci devrait faire l’objet d’un suivi en cas de problème cardiovasculaire. De plus, il devrait être sensibilisé au fait qu’une ceinture lombaire peut engendrer un faux sentiment de sécurité.
Des revues de littérature (Meyer, 2000 ; McGill, 2006) résument très bien les informations connues sur les avantages et désavantages du port de la ceinture lombaire. Première constatation : on ne peut affirmer que cet équipement est approprié pour réduire l’incidence des blessures au dos. En fait, aucune donnée n’indique que la ceinture serait un moyen d’intervention efficace en matière de prévention primaire et de traitement (Jellema et al., 2001).
Les études ne permettent non plus de conclure qu’elle diminue le chargement lombaire, à moins que celui qui la porte ne retienne sa respiration et serre considérablement sa ceinture (Kingma et al. 2006 ; Lee et Kang, 2002) ce qui ne serait pas envisageable en milieu de travail.
Mentionnons également qu’il existe des variables importantes dont les effets sont peu connus : le type de ceinture (orthèse rigide, ceinture flexible élastique, largeur), la pression exercée sur la colonne et l’abdomen et la position de la ceinture sur le tronc. Il apparaît donc que la prescription obligatoire de la ceinture lombaire à titre de moyen préventif n’est pas justifiable et qu’il y a lieu d’être prudent quant à son utilisation en milieu de travail.
| Avantages | Désavantages |
| Réduction de la mobilité lombaire (McGill et al., 1994 ; Giorcelli et al., 2001) | Augmentation de la pression sanguine et du rythme cardiaque (Hunter et al., 1989 ; Rafacz et McGill, 1996) |
| Diminution de la vitesse d’élévation des charges (Giorcelli et al., 2001) | Augmentation de la pression intra-abdominale (McGill et al.,1990) |
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Protection contre les chutes d’objet à partir d’un niveau supérieur. Pour préserver ses propriétés, il doit être stocké à l’abri de la lumière et de la chaleur. Tout casque ayant subi un choc important doit être mis de côté, même si aucun dommage n’est apparent.
Protection contre les risques de coupures, coincements et pincements. Les gants peuvent offrir différents types de protection contre les agressions mécaniques : résistance à l’abrasion, à la coupure par tranchage, à la déchirure, à la perforation, à la coupure par impact et protection contre l’électricité statique. D’autres types de gants protègent contre la chaleur, le froid, les produits chimiques, etc. L’ajustement et le coefficient de friction du gant est important. Des gants mal ajustés, glissants ou trop rigides diminuent la capacité de manutention et augmentent les risques d’accidents.
Protection des pieds contre les chutes d’objets manutentionnés ou contre la perforation de la semelle par des objets pointus et coupants. Les chaussures jouent un rôle déterminant pour protéger :
Il est important également de considérer le poids des chaussures ainsi que le matériel de fabrication . Un manutentionnaire peut parcourir de grande distance et des chaussures protectrices légères sont préférables aux grosses bottes de cuir qui ne respire pas.
Source d’information supplémentaire (Voir annexe 2 du document)