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Communiqué   


           

Le sens du travail génère stress ou bien-être  

Montréal, le 18 mars 2008 - Un travail auquel on attribue du sens a des effets vitaminiques sur la santé mentale du travailleur et stimule son engagement envers une organisation, alors qu'un travail qui n'en a pas favorise l'apparition de symptômes de stress, voire de détresse. C'est un des constats d'une étude, financée par l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST), sur le sens du travail, la santé mentale et l'engagement organisationnel dont les résultats viennent d'être publiés.
 
Influence positive ou négative
À l'aide de questionnaires, l'équipe pilotée par la chercheuse Estelle Morin a colligé des données auprès du personnel de quatre organisations : un hôpital, un centre de santé et de services sociaux, un centre de recherche et une société-conseil en ingénierie.  Il s'agissait de démontrer que des caractéristiques telles l'utilité du travail, la rectitude morale du travail, les occasions d'apprentissage et de développement, l'autonomie, la reconnaissance et la qualité des relations humaines avaient un lien avec le sens que les gens attribuent à leur travail.  Les chercheurs ont aussi observé qu'un travail qui est vu comme étant utile à la société et qui permet d'apprendre est un facteur qui influence la perception que les gens en ont. D'autres hypothèses relatives à l'influence positive ou négative du sens attribué au travail sur le bien-être ou la détresse psychologiques se sont aussi avérées.
 
Problèmes éthiques et moraux
Les chercheurs ont élaboré un modèle théorique qui présente l'organisation du travail comme un déterminant de la santé des employés, de leurs attitudes et de leur performance. Si une personne perçoit positivement ses activités de travail, les conditions dans lesquelles elle l'accomplit et les relations avec ses collègues et son supérieur, elle aura tendance à trouver du sens dans son travail et, en conséquence, à s'y sentir bien physiquement et psychologiquement. À l'inverse, si sa perception est négative, elle aura tendance à considérer que son travail et le milieu dans lequel elle oeuvre n'ont pas de sens. Conséquemment, la personne présentera des symptômes de stress ou de détresse. De plus, les chercheurs ont constaté que les problèmes éthiques et moraux constituent une préoccupation grandissante dans les milieux de travail.
 
Le rapport est disponible et téléchargeable gratuitement à :
http://www.irsst.qc.ca/files/documents/PubIRSST/R-543.pdf.
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Source
Direction des communications
IRSST
514-288-1551
Pour information
Estelle M. Morin, Professeur titulaire
HEC Montréal
514 340-6376