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Colloque 2011

Joseph Zayed Joseph Zayed détient un doctorat en santé publique, option toxicologie de l'environnement. Professeur titulaire à l'Université de Montréal, il occupe la fonction de directeur de diplôme d'études supérieures spécialisées en Environnement, santé et gestion de catastrophes. Ses recherches sont orientées vers l'évaluation de l'exposition de la population et des travailleurs à des substances chimiques ainsi que l'estimation de leur risque sur la santé. Il collabore avec l'IRSST depuis près de 2 ans à titre de responsable du champ de recherche sur les substances chimiques et les agents biologiques. Membre à temps partiel du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, il a participé 16 commissions sur lesquelles il en a présidé dix.

Le risque et son acceptabilité

Depuis environ une vingtaine d'années, l'intérêt pour le risque sur la santé s'est considérablement accru. Il est maintenant présent dans les débats sociaux mais il se heurte à de nombreuses incertitudes alors que la perception et l'acceptabilité du risque deviennent pratiquement plus importantes que le risque scientifiquement évalué. Le défi qui se pose réside donc dans les efforts qui doivent être consentis pour tendre à faire converger le risque perçu avec le risque évalué. Ces efforts requièrent-ils une totale transparence pour éviter toute confusion ou toute polémique? Une chose apparaît désormais évidente : la connaissance et la compréhension des déterminants de la perception revêtent un rôle de premier plan puisqu'elles permettent d'adapter et de moduler les discours et les interventions.

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Luc LefebvreAprès un maîtrise en toxicologie à l'Université de Montréal, Luc Lefebvre s'est joint en 1989 à la Direction de la santé publique (DSP) où il occupe les fonctions de toxicologue et de responsable du système de réponse aux urgences en Santé environnementale. En 2004, il devient le Coordonnateur-adjoint du Bureau des mesures d'urgence de la DSP et depuis 1999, il est membre du système de réponse provincial aux urgences en santé environnementale de l'INSPQ. Chargé d'enseignement de clinique au Département de santé environnementale et de santé au travail à l'Université de Montréal, il assume la responsabilité du cours « Communication et catastrophes environnementales ».

Les principes directeurs en communication du risque

Au cours de trente dernières années, la communication des risques à grandement évoluée. Dans les années 1970, la population était satisfaite de laisser le contrôle aux mains des autorités gouvernementales, mais avec les années 1980, le public a commencé à revendiquer sa place dans l'élaboration des différentes politiques et lors de l'implantation de nouveaux projets. C'est à cette période qu'a pris naissance la communication des risques. Cette communication, alors à sens unique, avait pour but d'expliquer les résultats des analyses au public. Toutefois, face à un public indigné, cette communication ne permet pas de réduire les préoccupations et les tensions entre les parties. Il devient donc essentiel de mieux communiquer et expliquer ces résultats, de mieux interagir avec les médias, d'éliminer le jargon et d'adapter les messages afin qu'ils soient compréhensibles pour le public. Actuellement, c'est encore à ce niveau que nous retrouvons plusieurs organisations. Afin de sortir de ce contexte de confrontation, il devient essentiel de traiter simultanément deux éléments indépendants, soit l'analyse du danger et l'indignation du public. Ce concept de risque exige de mettre en place un réel dialogue entre toutes les parties intéressées. En adoptant cette approche, on accepte que la communication des risques ne se limite plus qu'uniquement à un exercice d'explication de chiffres.

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Marie-Josée Potvin Marie-Josée Potvin, Bioéthicienne consultante auprès d'établissements de santé, membre du groupe de recherche sur les conflits d'intérêts et adjointe au directeur de l'Axe éthique t santé publique du RRSPQ, elle termine actuellement un doctorat en bioéthique à l'Université de Montréal. Infirmière de formation, elle possède de nombreuses années d'expérience en enseignement universitaire, éducation pour la santé et transfert des connaissances. Ses travaux de recherche s'inscrivent dans le champ de l'éthique professionnelle et de la psychologie du développement moral et visent le développement d'un modèle pour soutenir la prise de décision éthique des bioéthiciens et des professionnels de la santé. Qu'est-ce qu'être éthique? Qu'est-ce qui motive une personne à agir (ou ne pas agir) éthiquement? Comment participer au développement des compétences éthiques des travailleurs et des organisations? Comment prendre des décisions face à des contextes de grande complexité? Sont quelques-unes des questions sous-jacentes à ses activités de recherche.

Éthique et analyse des risques: défis pour les professionnels, décideurs et citoyens

L'éthique s'est frayé une place de choix au sein des discours entourant de nombreux enjeux socio politiques et sanitaires contemporains. Souvent mal comprise, on lui attribue le pouvoir moral de trancher entre le bien et le mal ou la vague idée qu'agir éthiquement, c'est faire preuve de gentillesse envers les autres. Réduite à cette simple expression, l'éthique devient inutile voire menaçante pour soutenir la prise de décision et éclairer les comportements des décideurs, des travailleurs et des citoyens à l'égard de l'analyse, de la gestion et de la communication du risque en santé au travail. Qu'est-ce que l'éthique et comment peut-elle nous aider à mieux comprendre certains enjeux humains propres à ce contexte particulier et à agir dans le meilleur intérêt de l'individu, du groupe ou de la communauté concerné? Cette présentation permettra de mieux reconnaître les tensions éthiques et de comprendre leur utilité dans le processus de prise de décision dans un contexte de communication du risque.

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Marc-André Lavoie Marc-André Lavoie détient une maîtrise en électrochimie de l'UQAM. En 1993, un contrat de 6 mois à l'IRSST lui permet de trouver sa voie, la santé au travail, une science multidisciplinaire en pleine expansion avec pour mission l'amélioration des conditions de vie des travailleurs. Ensuite ... vente d'instruments d'analyse, direction de santé publique, et finalement, superviseur du département d'hygiène industrielle d'une des plus grandes alumineries au monde à Kitimat en Colombie Britannique. Toujours au sein de Rio Tinto Alcan, il poursuit sa carrière d'hygiéniste senior dans le groupe Europe, Afrique et Moyen-Orient. Il est de retour à Montréal en 2008 comme consultant spécial et finalement, conseiller principal santé pour le groupe RTA corporatif mondial. Tout au long de ce parcours, la même quête: comment convaincre les travailleurs et gestionnaires d'agir lorsque le risque est important et comment les convaincre de cesser de se disputer au sujet de risques relativement faibles?

Réflexion et outils de communication du risque chez Rio Tinto Alcan
Similitudes entre le métier d'hygiéniste industriel et le mythe de Cassandre

Cassandre, personnage de la mythologie grecque qui a prédit la destruction de Troie. Non seulement personne ne l'écouta, mais en plus, elle fut accusée d'être un oiseau de malheur pour sa prophétie. Comment cette histoire se trouve-t-elle au centre d'une présentation sur la communication du risque en hygiène industrielle? Au travers du modèle de communication du risque de Peter Sandman, d'un modèle de développement de liens de confiance et surtout de la prise de conscience des éléments de gestion de l'incertitude développé par l'AIHA, l'auteur discute des défis de communication que doit affronter chaque hygiéniste industriel lors du transfert de ses résultats aux gestionnaires de risques. Au cœur de la présentation, la question suivante : Un hygiéniste industriel peut-il voir le futur? ... et dans l'affirmative, est-ce que les gens le croiront?

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Michel Fortin Michel Fortin est mécanicien industriel depuis 1974 à l'usine de papier-journal Donohue (maintenant Abitibi Bowater) à Clermont dans Charlevoix. Dès le début des années 80, il s'est impliqué au comité SST de son entreprise et à la présidence du syndicat de 1987 à1997. Il devient vice-président de la Fédération des travailleurs du Papier et de la Forêt tout en poursuivant son implication en SST, en environnement et aussi au niveau de la formation des travailleurs. Il est maintenant président du comité confédéral de la CSN qui a notamment pour mandat de faire des recommandations l'exécutif de la CSN à l'occasion de diverses prises de décision. Sa riche expérience-terrain et sa proximité des travailleurs l'ont amené à réfléchir sur l'importance de la reconnaissance des risques dans les situations réelles de travail et de l'importance de comprendre la perception qu'en ont les travailleurs pour mieux prévenir les maladies professionnelles et les accidents du travail.

Culture en SST du travail et reconnaissance des risques en milieu de travail : cent fois sur le métier, remettons notre ouvrage!

Les risques à la sécurité sont parmi les risques les plus connus dans les milieux manufacturiers. Pourtant des accidents, quel-quefois mortels s'y produisent toujours. Pourquoi? Comment ces risques sont-ils perçus? À qui et comment sont-ils communiqués? À partir de deux exemples concerts, nous identifierons certains leviers et obstacles pour une meilleure perception, gestion et communication des risques. Nous constaterons qu'introduire une culture de prévention durable, n'est pas une mince affaire.

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