Montréal, le 16 décembre 2008 — Le tout
premier guide québécois favorisant la gestion des risques reliés aux
nanoparticules de synthèse vient d’être publié. Préparé conjointement par
l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST),
la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) et NanoQuébec, ce
guide de bonnes pratiques propose une stratégie de prévention applicable aux
travailleurs et aux chercheurs utilisant, fabriquant ou synthétisant des
nanoparticules.
Une démarche pratique Les auteurs du
guide constatent un niveau de connaissances encore très limité des risques pour
la santé et la

sécurité spécifiques aux nanoparticules. Entre autres, les
effets toxiques reliés à la capacité de ces particules de franchir les barrières
biologiques, de se distribuer dans l’organisme et de s’accumuler dans certains
organes et à l’intérieur des cellules ne sont que très partiellement documentés.
Tout en sachant que les nanoparticules peuvent être plus toxiques que les
substances chimiques de même nature mais de taille supérieure, les connaissances
actuelles permettent néanmoins de gérer ces risques, même à des niveaux de
toxicité et d’exposition incertains. Destiné aux entreprises, aux chercheurs et
aux intervenants interpellés par les nanotechnologies, ce guide dresse l’état
actuel des connaissances en plus de fournir des recommandations pour favoriser
la prise en charge et la maîtrise des facteurs de risque afin de prévenir les
lésions professionnelles. Le guide détermine les dangers pour la santé, la
sécurité et l’environnement, propose une démarche pour évaluer et maîtriser les
risques, documente les pratiques actuelles au niveau international et précise
les éléments que devrait contenir un programme de prévention en établissement. «
Ce guide ne répond pas à toutes les questions que soulèvent les nanoparticules.
Il a le mérite de recommander une approche préventive pour minimiser
l’exposition professionnelle, de proposer une démarche étape par étape et de
donner des exemples concrets d’applications en milieu industriel ou en centre de
recherche », a déclaré la PDG de l’IRSST, Mme Marie Larue, en rendant public le
document.
Avenues de recherche
Rappelons que pour
favoriser l’avancement des connaissances dans le domaine de la prévention et de
la gestion efficace des risques reliés aux nanoparticules, l'IRSST et NanoQuébec
ont lancé un appel de propositions auprès des chercheurs du Québec. Dans une
perspective d’élimination des risques à la source, plusieurs projets ont été
soumis et ceux qui seront retenus feront l’objet d’autres publications.
– 30 –
Information
Claude Ostiguy, Ph. D. chimie
IRSST
514 288-1551