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Communiqué   


           

Évaluation des vibrations subies par les opérateurs de compacteurs de sol  

Montréal, le 1er juin 2012 – Une étude de l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) a permis d'évaluer les vibrations des vibrocompacteurs à tambour unique et l'exposition aux vibrations globales du corps des opérateurs de ce type de véhicule largement utilisé lors de la construction de routes. Deux séries d'essais ont été menées. La première sur une piste d'essai sous conditions contrôlées avec deux compacteurs neufs de 10 tonnes (un de quatre cylindres, l'autre de six). La seconde a été conduite dans des conditions de travail réelles sur deux chantiers avec un compacteur usagé de 10 tonnes représentatif de la moyenne des véhicules en usage au Québec et avec un de 13 tonnes qui figure parmi les rares compacteurs offrant une réduction de vibrations. Les essais ont été conçus pour mesurer les vibrations transmises par les compacteurs selon deux modes d'opération, soit lorsque le véhicule compactait le sol ou lorsqu'il était en transit.

Résultats
Les chercheurs ont démontré que le niveau de vibrations des compacteurs de sol varie fortement en fonction du mode d'opération. L'amplitude des vibrations de basse fréquence était généralement faible en mode compactage alors que le véhicule fonctionne invariablement à très basse vitesse (3 km/h), mais elle augmentait considérablement en mode transit (10 km/h). L'étude a mis en évidence que le coussin du siège du compacteur de 10 tonnes causait une amplification de près de 60 % des vibrations de la cabine. L'amplification n'était que de 16 % dans le cas du compacteur de 13 tonnes qui dispose d'un siège à suspension. « L'étude suggère que les supports de siège et de cabine augmentent les vibrations sur tous les compacteurs utilisés. Particulièrement dans le cas du compacteur de 10 tonnes, l'utilisation d'un siège à suspension dûment adapté est recommandé puisque celui-ci peut réduire les vibrations verticales de près de 60 % », précise l'auteur principal, Subhash Rakheja.

Notons que la plupart des compacteurs utilisés au Québec ne disposent pas d'un siège doté d'une suspension tandis que la suspension de la cabine se limite à deux supports en caoutchouc.

L'étude peut être consultée gratuitement à : http://www.irsst.qc.ca/

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Source
Jacques Millette
Responsable des affaires publiques
IRSST

 
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